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Mikets : Mashiah, un homme, pas un ange ! Dans la Torah, une idée fondamentale enseigne que le chef d'une nation, qu'il soit élu démocratiquement, arrivé au pouvoir par héritage ou par d'autres moyens, représente son peuple. Ce chef, appelé le "sar" de la nation, est le reflet de son peuple, qu'il en soit conscient ou non, qu'il le veuille ou non. Son comportement, ses qualités comme ses défauts, dévoilent une part essentielle de l'identité collective de ceux qu'il dirige. Lorsqu'on s'intéresse à l'identité du roi d'Israël, également appelé le "Machia'h", et qu'on tente de comprendre qui il est à travers les différentes tendances du peuple juif, on remarque rapidement un problème. Chaque groupe projette sur lui une image idéale qui correspond à ses propres valeurs et aspirations, mais aucune de ces représentations ne parvient à inclure et représenter pleinement l'ensemble du peuple. 1. Les attentes idéalisées du Machiah selon les différentes tendances juives : Les Haredim : Ils imaginent le Machiah comme un talmid hakham (érudit) exceptionnel, connaissant par cœur la Torah, le Talmud, les Richonim et Aharonim. Il serait capable de réciter le Maarsha à l’envers et de répondre aux questions complexes de Rabbi Akiva Eiger. Toutefois, très peu de personnes dans le peuple juif ont même fini de lire la Bible en entier, ce qui rend ce modèle peu représentatif de la majorité. Les Sionistes religieux (Dati Leumi) : Pour eux, le Machiah serait un chef militaire et politique charismatique, capable de reconquérir toute la terre d’Israël et même d’annexer la Jordanie. Cependant, beaucoup n’ont jamais effectué leur service militaire, ce qui crée une déconnexion avec cet idéal. Les Hassidim (Habad, Breslev, Gour) : Ils imaginent un Machiah surnaturel, capable de miracles, un maître en Kabbale connaissant tous les secrets du Ari Zal, du Likoute Moharan et du Baal HaTanya. Cet être serait d'une pureté extrême, pudique au point de n'avoir jamais vu les joues d'une femme, y compris celles de sa propre épouse. Une image si éloignée du quotidien moderne qu'elle semble inatteignable. Dans ces trois approches, le roi semble souvent inaccessible et déconnecté du peuple, incapable de représenter pleinement l'ensemble des Juifs. 2. Le choix divin : Pourquoi Yehouda et pas un autre ? La Torah tranche cette question en montrant que le roi d'Israël n'est pas choisi parmi les modèles évidents : Issakhar : Le grand érudit. Zevouloun : L'homme d'affaires prospère. Shimon : Le chef militaire. Lévi : Le prêtre dévoué au service du Temple. Yossef : Beau, charismatique, chef politique, stratège économique et érudit. Pourtant, aucun d'entre eux n'est choisi pour incarner la royauté d'Israël. C'est Yehouda qui est désigné, malgré ses failles et ses erreurs. 3. Les erreurs et faiblesses de Yehouda et ses descendants La Thora rappelle les fautes marquantes de Yehouda et de sa lignée : Yehouda lui-même : Épouse une Cananéenne. A une relation avec Tamar, pensant qu'elle est une prostituée. David : Prend une captive de guerre (action autorisée mais déconseillée). Épouse Bat-Sheva avant la finalisation officielle de son divorce. Salomon (Shlomo) : Enfreint l’interdit d'épouser plus de 18 femmes, en prenant près de 1 000 épouses, dont une princesse égyptienne. Amnon et Avshalom : Amnon viole sa demi-sœur Tamar. Avshalom viole les concubines de son père David. Ces fautes, souvent de nature morale et sexuelle, sont ouvertement exposées dans la Bible et critiquées par leurs contemporains. 4. La grandeur de Yehouda: Malgré ses fautes, Yehouda possède une qualité rare qui le rend digne de la royauté : la capacité de reconnaître ses erreurs. Lorsque Tamar prouve son innocence, Yehouda aurait pu nier les faits ou se cacher derrière une justification "Leshèm Shamayim" (au nom du Ciel). Au lieu de cela, il déclare publiquement : "צדקה ממני" ("Elle est plus juste que moi"). De même, le roi David, face au prophète Nathan, reconnaît immédiatement sa faute au lieu de se défendre. Il est donc bien amusant de comparer cette attitude avec les réactions modernes face aux scandales (ex : mouvement #MeToo), où les personnalités publiques cherchent souvent à nier, minimiser ou détourner la faute. 5. Yehouda, symbole de l'identité juive: Le nom Yehouda dérive de "lehodot", qui signifie "reconnaître" ou "avouer". C’est cette qualité qui définit l’identité juive, et c'est pourquoi le peuple juif est appelé "Yehoudim" (Juifs). Contrairement à d'autres religions qui divinisent leurs figures fondatrices (ex : Jésus ou Mahomet considérés comme infaillibles), le judaïsme n'a pas peur de montrer les erreurs de ses dirigeants, même les plus graves. Chaque matin, un Juif ne se lève pas en proclamant : "Lamdane ani" ("Je suis un sage") "Kadosh ani" ("Je suis un saint") "Anav ani" ("Je suis modeste") Mais il affirme : "Modè ani" ("Je reconnais") — un hommage quotidien à la qualité essentielle incarnée par Yehouda.