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Zo nous avait prévenu il y a plusieurs jours déjà que la région de Ranomafana était l’endroit de Madagascar où il pleuvait le plus souvent et pendant de nombreux jours. Dès notre réveil, un regard par la fenêtre nous a démontré que c’était bien réel. Une pluie dense et fine s’abat sans discontinuer et la visibilité est réduite par une brume légère qui masque la cime des arbres. Dès 6h30 nous embarquons pour une petite heure de route jusqu’à l’entrée du parc. La pluie s’épaissit au fur et à mesure que nous approchons du parc, la bruine se changeant en belle averse. Lorsque nous arrivons sur les lieux et bien qu’il ne soit guère plus de 7h30, une trentaine de 4X4 sont déjà là et ont déversé une soixantaine de touristes ce qui en plus de la pluie n’a rien de réjouissant. Il pleut à saut et nous ne disposons d’aucun équipement pour nous protéger de la pluie. Zo va vers l’accueil pour solliciter un guide et il revient bientôt avec une jeune femme, Loul qui va nous faire découvrir la forêt. Elle nous octroie deux ponchos et nous voici partis sous une pluie torrentielle. Les forêts tropicales humides du parc abritent une extraordinaire biodiversité, on y rencontre un nombre important d'espèces animales et végétales endémiques de Madagascar. Le classement du parc fait suite à la découverte du lémurien bambou doré, espèce circonscrite à cette zone dont nous nous faisions une joie de pouvoir l’observer. La majorité de la superficie du parc est recouverte de forêt tropicale humide. La pluie s’abat, tenace, comme un rideau épais entre nous et la forêt. Elle s’efface sous l’averse, noyée dans une brume uniforme où même la verdure semble en avoir assez. Les feuilles lourdes ploient sans grâce, et chaque goutte tombant du ciel semble décidée à nous pourrir la matinée. J’avais rêvé d’apercevoir les lémuriens bondissant entre les lianes, leurs cris légers perçant le silence, mais la forêt ne livre ce matin que le froid humide des branches détrempées qui dégoulinent sur nous. Les sentiers sont bien aménagés mais le mauvais temps rend les marches glissantes et les sentes boueuses s’accrochent à nos chaussures. La brume enveloppe les troncs et rien ne bouge, sinon les ruisseaux qui s’enflent et dévorent le chemin sous nos pas. Même les plantes semblent accablées par tant d’eau. Nos lunettes sont tellement mouillées qu’il nous est bientôt impossible de voir plus loin que la pointe de nos chaussures. Loul tente de nous montrer un lémurien haut dans la canopée à une quinzaine de mètres au-dessus de nous. Il nous est impossible de le voir et après une petite heure de déambulation humide nous lui faisons part de notre désir de rejoindre notre véhicule car nous ne pouvons rien espérer de cette matinée. La seule chose que nous verrons de manière à peu près nette, après avoir essuyé nos lunettes, est un Gecko satanique. Ce maître du camouflage originaire des forêts de Madagascar est un petit reptile qui se fond parfaitement à la végétation telle une feuille morte grâce à sa queue plate et dentelée, ses teintes ocre et ses motifs imitant nervures et moisissures. Suspendu aux branches basses, il échappe aux prédateurs en ne devenant plus qu’un débris végétal immobile. Loul, terriblement déçue par notre manque d’enthousiasme et sans doute inquiète des répercussions que cela pourrait avoir sur le pourboire qu’elle espère nous propose, avant de regagner la voiture de faire un crochet par le belvédère « Belle Vue » qui offre un point de vue exceptionnel sur la forêt. Sceptiques mais emplis de bonne volonté nous acceptons ce détour. Volée de marche glissantes, arbres dégoulinants, chaussures embourbées, nous parvenons enfin à une vaste plateforme aménagée d’où l’on ne voit rien. La pluie dense, la brume épaisse masquent totalement le panorama aggravant notre déception même si nous ne nous faisions guère d’illusions. Par beau temps, le belvédère permet d’observer les nuances de la forêt humide qui couvre les collines autour de Ranomafana., Il offre aussi une vue sur une belle cascade située en contrebas de la route, dans la vallée de la rivière qui descend vers le village et le parc. Sous ce déluge, tout se dilue : la lumière, les couleurs, l’espoir de voir des lémuriens. Seule la pluie persiste, obstinée, rendant le vert plus profond comme pour nous empêcher de voir le monde végétal qui nous entoure. Nous retrouvons Zo tout surpris de nous voir revenir si vite mais qui comprend que le temps ôte tout charme à la découverte de ce lieu. Nous gratifions généreusement Loul, lui assurant qu’elle a fait de son mieux compte tenu des éléments et prenons la route. Nous parvenons en fin de matinée à l’hôtel Ny Tanana à Ranomafana, attendons un peu notre chambre et allons passer l’après-midi à lire laissant le temps maussade au jardin tandis que nous prenons un peu de repos. Audiio_Lightning-Traveler_Origin_Genesis_Instrumental Audiio_Lightning-Traveler_POWER_Ancient_Instrumental Mercredi 28 janvier 2026