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Les Tisseurs d'Instants - Création 2021 par la Compagnie Issue de Secours Mise en scène : Julien Graux Texte : Yannick Becquelin Scénographie : Alexandrine Rollin Jeu : Vincent Baudelet, Simon Dubois, Delphine Galant, Julien Huet, Sophie Matel, Céline Roucou, Alexis Tripier Régie son : LAAM Arrangements sons : Philippe Leroy Chansons et musiques : Julien Huet Accessoires et costumes : Ibticem Louis-Thérèse et Céline Roucou Régie générale : Vincent Baudelet Réalisation vidéo : Pierre D'Hoine, Victor Mureau et Louis Savary "Le sujet de notre pièce est l'industrie textile. Nous allons nous inspirer des bribes d'histoire que nous avons consultées pour créer la nôtre. Le réel sera le point de départ de notre fiction, notre version d'une histoire. Comme un lien avec le passé vite rompu car il s'agit d'un monde disparu. Ceci, je crois, permet d'éviter deux écueils liés au sujet : la nostalgie ouvrière et le misérabilisme. Le temps a tendance à polir les souvenirs. Plus qu'à la mémoire elle-même, je préfère que nous restions fidèles au regard que nous posons sur le modèle économique qui nous gouverne. Celui du productivisme, système d'organisation de la vie économique dans lequel la production est donnée comme objectif premier. Il y a, là-dedans, quelque chose d'absurde tant les limites (environnementales, sociales, humaines) nous paraissent évidentes aujourd'hui. Ce caractère absurde domine la palette des couleurs d'ensemble. Nous ne souhaitons pas être dans un réalisme historique. Il est davantage question de composer à partir du réel et ensuite d’en faire une lecture décalée, teintée de poésie et d'humour. Au-delà des chiffres et des différents aspects historiques, nous nous intéresserons à des singularités. Sept comédiens seront en jeu, cinq ouvriers (que l'on voit confectionner) et le directeur (musicien qui crée l'ambiance), et un électron libre (qui ponctuera le spectacle par plusieurs apparitions). La régie plateau sera visible et totalement assumée. Nous suivrons une usine qui fabrique des cravates. Le thème que je souhaite aborder est celui de l'accumulation. En effet, la production de plus en plus massive permet un traitement scénique évolutif, dynamique et coloré. Afin de placer les spectateurs au coeur de cette machine infernale, nous les placerons en 360° autour de la structure de l'usine qui s’agrandira à mesure que le spectacle se déroule. Il s'agit également ici d'engager une réflexion sur la forme, de faire une distinction entre le théâtre de rue et le théâtre dans la rue. Le dispositif scénique se déploie, s'agrandit et envahit l'espace. Il intègre le spectateur qui devient complice de son expansion. Pas de production sans consommation. Cela évoque aussi pour nous l'industrialisation et son empreinte sur un territoire. Dans sa structuration, le spectacle est pensé à l'image d'une relation. En effet, dans les informations collectées par la compagnie au travers d'entretiens, je crois déceler une dimension affective. Le vocabulaire employé fait souvent écho à cette dimension : "j'étais mariée à ma machine", "j'aimais mon métier", "j'étais déçue", "la fierté de créer ensemble". Les différents états que constituent l’attachement, la dépendance, le déchirement et la rupture m'ont conduit à imaginer le spectacle comme l'histoire d'une relation qui se dégrade. Une relation entre des personnages et leur métier, entre un directeur et ses ouvriers, entre un objet et les conditions de sa fabrication. Le spectacle se terminera dans une ambiance de chaos, à l'image des friches industrielles qui peuplent aujourd'hui les zones périurbaines. Mais avant cela, il sera visuel, musical, festif, poétique. Notre équipe est riche de savoirs-faire que nous mettrons à contribution en jeu ou en amont. Scénographie, théâtre, musique, danse, chant, arts plastiques, ainsi que leur éventuelle combinaison ouvrent un champ des possibles très enthousiasmant." Julien Graux, metteur en scène