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Mémoriel Le temps est tombé malade, indéfiniment fragmenté en n’importe quelle fleur d’expression desséchée. On peut y découvrir une forme statique sur la lagune que l’attente immobile des couleurs nous permet d’attendrir. C’est pourquoi il me semble un second regard. Mais un second regard pétrifié. Partir, d’ailleurs, le peut-il ? Les secrets intimes égarés dans ses cryptes sèment à présent la panique. Autre terreur, celle du sommeil. Il se reforme chaque nuit pour flirter avec la mort. Impossible d’entendre l’écho de la voix des étoiles. Le cadavre de l’être unique ne pense pas plus ici qu’ailleurs et pas plus avant qu’après. Le poète est un buveur d’eau amniotique, qui s’y est laissé prendre, il est prisonnier de l’énigme la plus éperdue de l’univers. Le sexe de l’âme ramassé dans les couloirs de l’intermonde me fait physiquement horreur. Qui donc a caché le chemin intérieur ? Ce doit être, comme nous l’a soufflé ce blanc clinique, une pensée très amère, la paresse du temps peut-être, et une fureur du cortex devant les pisseries et les chieries de la dégénérescence. Qu’est-ce que cela veut dire ? Peut-être que tout a été raté et le sera toujours. Les songes tourmentés de ce monde pluriel poussent les ombres de la rue à fuir l’unité du vivant. L’état de conscience des plantes tente encore de résister à la cohabitation, mais l’espérance manque. Les enfants animaux de la fête sauvage restent enfermés sur la terre. Il n’est donc pas étonnant qu’ils inscrivent sous les eaux pures leur propre communication avec le monde phénoménal de la matière. Mais ce qui importe à mes yeux, c’est une île de chair matricielle, qui est assurée d’avoir l’aube mouillée de bleu pour elle. Puisque le mémoriel est trouvé, reste à découvrir l’invention d’un chant, d’une direction. Tout prend forme à partir d’une peinture très sombre et cependant ouverte sur un point de passage vers une autre dimension de la vie. Je suis en voyage de découverte de la vie cérébrale. Le dessin des lettres suggère à lui seul une mystérieuse dualité : les couleurs du noir sont en même temps le dessin illimité, infini, éternel d’un autre plan du réel. J’entre dans des pérégrinations en avant-aubes pour y rencontrer aussitôt l’excitation cérébrale d’un idéalisme métaphysique. Jamais la source des mondes « d’en haut » ne parviendra à se distancer de celle des mondes « du dessous ». Des présences invisibles entourent en effet la multiplicité et la diversité des formes de la nuit, et tout s’anime dans un frémissement d’ailes. Ainsi la joie de l’écriture bondit et s’acharne sur le mot poésie. Il s’agit de frayer un passage à l’invisible avant l’entrée du matin. Dans le dernier tiers de la nuit, il arrive qu’un simple carré de bleu ait la force de pointer sur l’infini. C’est bien d’une passagère de la nuit qu’il s’agit, d’une sorte d’émotion fugace inexplicablement inexplicable. La respiration poésie, c’est la femme essentielle. C’est une odeur qui se saisit de toi ; ensuite elle t’envulve et tu meurs sur le sable attentif aux obsessions inapaisées de ta sensibilité. Elle est le plaisir et elle est la douleur dans la dispersion de ses ondes. Où est sa longue chevelure ? Peut-être dans les formes de la nuit qui s’éloignent. Text/Photography : Claude4268 Music by YouTube Audio Library Title : Level Artist : The Grey Room/ Density and Time