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Libreville, Palais du bord de mer, présidence de la République gabonaise, janvier 1988 Je n’ai rencontré Roland Dumas qu’une seule fois, à l’occasion de la campagne pour la présidentielle de 1988, en France. Nous nous sommes croisés dans l’antichambre du bureau d’Omar Bongo. Chirac m’y avait envoyé pour lui rappeler qu’une campagne coûtait cher, a fortiori celle d’une présidentielle. J’attendais d’être reçu en discutant avec l’aide de camp lorsque l’ami et l’homme des missions secrètes de François Mitterrand, futur président du Conseil constitutionnel français, est arrivé. — Bonjour, Bourgi, comment allez-vous ? Je crois que nous venons pour la même chose… La lumière rouge s’est allumée. Respectueusement, je l’ai fait passer avant moi. Il s’est engouffré dans le bureau au grand désarroi de l’aide de camp qui m’a toisé en me faisant comprendre que j’avais eu tort. Roland Dumas est sorti un peu plus lourd qu’en rentrant puis a fait ce commentaire, l’air goguenard : — Ne vous inquiétez pas Bourgi, je vous en ai laissé ! Une fois dans le bureau d’Omar Bongo, j’ai reçu une sacrée avoinée : — Idiot ! Pourquoi tu n’es pas rentré le premier ? — Papa, je ne pouvais pas, il faut quand même respecter le protocole. — Tu n’es qu’un couillon ! Il fallait rentrer avant lui. Du coup, la part destinée à Jacques, c’est lui qui l’a prise. Maintenant, ce que je vais donner à Chirac est diminué de moitié ! — Pardonnez-moi Papa, mais pouvez-vous avertir monsieur Chirac ? Il l’a appelé pour lui dire de ne pas s’inquiéter et qu’il lui suffirait de me faire revenir à Libreville dans la même semaine. 1995 en ligne de mire Au début des années 1990, vous travaillez régulièrement pour Denis Sassou Nguesso, Omar Bongo, Gnassingbé Eyadema ou encore Blaise Compaoré. C’est l’époque où Omar Bongo m’envoie partout, y compris aux États-Unis, pour redorer son image et celle de la gouvernance gabonaise. Il m’avait désigné comme son special adviser. Concernant Sassou, mes missions se limitaient à la France. Je nouais des contacts pour différentes hautes personnalités à l’instar de Jean-Dominique Okemba. J’allais également très souvent chez Blaise Compaoré qui avait toutes les difficultés du monde à asseoir sa légitimité après l’assassinat de Thomas Sankara, en 1987, et en raison de sa compromission avec le Libérien Charles Taylor, dont il soutenait la rébellion de 1989 à 1997 avant d’être accusé de trafics juteux, une fois Taylor à la tête du pays, de 1997 à 2003. Présidents de nouveau sollicités à l’approche de la présidentielle de 1995. Affirmatif. Comme pour chaque élection, ça repartait de plus belle. De qui s’agissait-il pour ce scrutin ? L’essentiel des contributions est venu d’Omar Bongo, de Denis Sassou Nguesso, de Blaise Compaoré et de Mobutu Sese Seko. Pour quels montants ? Je n’ai pas la clef de répartition exacte suivant les chefs d’État mais je peux affirmer que l’ensemble des contributions ont atteint au minimum 10 millions $. Des montants considérables donc. à telle enseigne qu’un jour, alors que je me trouvais dans ses appartements du Palais du bord de mer, Omar Bongo m’a interrogé : — Fiston, qu’est-ce qu’ils peuvent bien faire de tout cet argent que je leur donne ? — Papa, posez la question au principal intéressé. Moi, je ne sais pas. J’ai évoqué le coût d’une campagne électorale en France. Il a souri. Savez-vous quelle somme Omar Bongo réservait-il à l’attention de Jacques Chirac ? Quelle que fût l’occasion, c’était rarement inférieur à 10 millions de francs, soit 1,5 million €. À quelle fréquence à cette période ? Deux à trois fois par an. Les contributions provenaient des présidents que j’ai cités avec une intensité différente. Omar Bongo était le plus généreux. D’ailleurs, lorsque le rythme s’accélérait à l’approche d’un scrutin, ces présidents s’en étonnaient toujours. Vous restez cependant l’organisateur de ces transferts. ça a toujours été moi. J’étais, à Paris, le point d’ancrage de Bongo, de Sassou, de Mobutu ou encore de Compaoré pour les fonds remis à l’Élysée, souvent en marge de visites officielles. Pour la présidentielle de 1995, les dons de ces présidents n’ont pas été en deçà de 5 millions de francs. Le président Mobutu m’a remis 10 millions de francs que j’ai remis, à mon tour. Nous allons prendre une pause afin de lire le livre d'un grand roi du passé et sa couronne qui existe toujours jusqu'à aujourd'hui et que tout le monde veut s'arracher. LA COURONNE DE NABUCHODONOSOR : LA TRAQUE DE BABYLONE À NEW DELHI. disponible en version papier sur BOOKELIS.COM, vous pouvez le lire directement sur YOUSCRIBE.COM ou téléchargez votre fichier sur APPLEBOOK. N'oubliez pas de vous abonner et partager s'il vous plaît ! #pourtoi #france #kinshasa #brazzaville #libreville #burkinafaso #mobutu #sassou #bongo #fypシ #trending