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Cher-e-s Ami-e-s, Nous avons le plaisir de vous présenter cette nouvelle œuvre du Pr Gervais Mendo Ze ; œuvre exécutée par sa célèbre chorale : La Voix du Cénacle. Cette œuvre est publiée ici posthumément, c’est-à-dire après la mort de son auteur. Originellement, cette œuvre a été composée en 2018. Selon les instructions de son auteur, le Pr Gervais Mendo Ze, l’œuvre devait être publiée après sa sortie de prison, en d’autres termes : une fois qu’il serait libre. Mais la particularité des grands esprits est souvent de savoir, de manière implicite, annoncer leur départ vers l’Autre-monde. Ainsi, en ces jours, cette œuvre musicale prend une coloration toute différente : si, en effet, en l’année de sa « création », on pouvait effectivement penser à la future libération ou sortie de prison du Professeur, nous pouvons réinterpréter ce chant en avançant que : cette liberté dont il est question est aussi celle de la mort. Car, en un sens, la mort peut aussi être vue comme un bien, ou une libération : c’est le cas par exemple dans la pensée du philosophe Platon. Une telle vision de la mort est aussi pertinente surtout lorsque la personne qui s’en va a connu des tribulations, comme cela est le cas de l’auteur-compositeur de cette œuvre ; personne qui, comme vous ne l’ignorez point, a connu une plus ou moins longue période carcérale qui a abouti par la maladie. Cependant, être emprisonné physiquement n’implique pas « ipso facto » que nous sommes également prisonniers en pensée : tel est effectivement le message de ce chant. Il y a, en arrière-plan, une double référence : une volonté personnelle pour l’auteur de répondre aux « mauvaises langues » qui stipulait que son inspiration musicale s’était éteinte depuis son incarcération ; et, d’autre part, de nous laisser un enseignement qui est le suivant : la créativité ne peut tarir, étant donné que la pensée est et reste « libre comme l’air ». Il est vrai que les sévices physiques peuvent avoir un impact sur ce que pourrait produire la pensée ; mais, dans le fond, ces sévices n’embrigadent nullement la pensée en elle-même. Ce chant peut être écouté en trois ou quatre parties. Dans le chant, le Pr Gervais Mendo Ze se pose volontiers en auteur existentialiste ou en phénoménologue, plus explicitement en personne observant et décrivant ce qu’il voit, ce qu’il voit. Mais avant ces descriptions, il nous relate de manière générale pourquoi cette période carcérale fut « décisive » dans sa vie. Il affirme également avoir connu « les affres de la privation de liberté ». C’est donc en tant que personne ayant vécu et expérimenté la privation de liberté qu’il parle. Vient alors les descriptions : « J’ai vu s’incarner la misère, la précarité et la galère » ; la misère des détenus : « leur situation transparaît dans leurs tristes regards ». Par-là le Pr. se fait observateur des regards des autres prisonniers, essayant de pénétrer ce qu’ils vivaient. Non seulement la misère et la précarité, mais également la violence qui s’exprimait dans ce lieu… La violence est si brutale que l’auteur conclut que : « La geôle est une jungle pénitentiaire ». C’est après ces étapes que le Pr. tire alors une conclusion de tout le parcours observé et vécu. Sa conclusion est la suivante : « J’en ai déduit que la force de l’homme est dans sa pensée, Car nonobstant les contraintes privatives de liberté La pensée ne peut aucunement être embrigadée Elle est comme l’air et fluide et pérenne ». En définitive, l’auteur nous laisse cet enseignement fort significatif : « Travaillons donc à bien penser : c’est un gage de liberté ! » Étant donné que la pensée est libre, nous avons plutôt intérêt à bien penser : là est le vrai gage de la liberté. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que nous pouvons perdre notre liberté « physique », mais la liberté de pensée et de penser demeure ! Rien ne peut entraver la pensée ; elle est pérenne, éternelle. Toutes ces descriptions sont ponctuées par un refrain inspiré de la célèbre formule latine laconique suivante : « Veni, vidi, vici », ce qui signifie : « Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu ». Cette phrase viendrait de paroles prononcées par Jules César en 47 av. JC. Mais il pourrait aussi s’agir de « Veni, vidi, vixi » (qui est un poème de Victor Hugo parlant de la tristesse liée à la perte de sa fille), qui signifie : « Je suis venu, j’ai vu, j’ai vécu ». Dans tous les cas, cette formule est à contextualiser ici. Le Prof. dit exactement : « J’y suis arrivé et j’ai vécu ; puis j’ai vu. J’ai bien perçu les réalités, la situation du monde carcéral ». C’est donc un témoignage de la situation carcérale ! Nous osons espérer que : désormais parti vers l’Autre-monde, le Pr Gervais Mendo Ze est libre comme l’air ! En tout cas, il n’est plus prisonnier. Qu’il repose en paix ! – Le Saker D'Ahala, *********** Musique, paroles, arrangements : Pr Gervais Mendo Ze Solistes : Myris Ebodé (soprano) ; Danielle Beyene (alto) Orgues : Achille Mezanga Exécution : Chorale La Voix du Cénacle