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LE CHEMIN DE RONDE ITALIE. L'art de la Renaissance marque une rupture radicale avec la mentalité symbolique qui avait dominé l'Occident médiéval. Il magnifie une nouvelle vision de l'homme et du monde, l'un et l'autre étant considérés en étroite relations. Au cours du XVIe siècle, on reconsidère mathématique et géométrie, on revient aux idées pythagoriciennes selon lesquelles "tout est nombre". Tout devient alors affaire de structures, proportions, formes, correspondances, équations. Un Florentin de génie, Filippo Brunelleschi, étudia profondément le système des constructions romaines, pour en reproduire la puissance et en dépasser la hardiesse. Il appliqua les mathématiques à l’architecture avec une rigueur, une certitude inconnues avant lui, et jamais égalées depuis. Brunelleschi a fait de la coupole le principe essentiel d’une nouvelle architecture religieuse. L'érection spectaculaire du dôme gigantesque de la cathédrale Santa Maria del Fiore, sans cintre ni échafaudage extérieur, changea pour toujours le visage de Florence. Son dôme est devenu le symbole même de la Renaissance. Au début du XIVe siècle, les œuvres de Giotto sont à l'origine du renouveau de la peinture occidentale. C'est l'influence de sa peinture qui va provoquer le vaste mouvement général de la Renaissance à partir du siècle suivant. Avec le grandiose "Crucifix", accroché à l'intérieur de l'église Santa Maria Novella, Giotto rompt avec la tradition gothique pour travailler à une synthèse nouvelle partant de la réalité du monde. Il modifie la tradition byzantine qui est celle d'un Christ stylisé et abstrait, représenté comme le symbole de la passion, en décident de "pendre" à la croix un homme pesant de tout son poids. Si en architecture la Renaissance est marquée par un retour à l’Antiquité classique, la Renaissance en peinture est avant tout un retour à l’observation directe de la nature. Cette observation directe va permettre aux peintres de représenter le monde qui les entoure tel qu’il se présente à leur regard. Brunelleschi invente à cet effet la composition à perspective linéaire. Son principe fondamental est la convergence des lignes de profondeur de l’espace vers un point de fuite situé à l’horizon. La perspective linéaire permet de suggérer la profondeur en restituant la diminution progressive des objets en fonction leur éloignement, donc de situer les figures sur différents plans, et ainsi parvenir à donner l’illusion de l’espace réel. La "Trinité", peinte par Masaccio dans l'église Santa Maria Nouvella, est un des plus importants exemples de la peinture de la première Renaissance florentine, qui obéit aux règles de la perspective mathématique énoncées par Brunelleschi. Au-dessus d'un autel peint, se dresse un arc devant lequel sont représentées les figures des commanditaires. Une succession de plans définit la profondeur de la chapelle dans laquelle on peut voir Dieu le Père, le Saint-Esprit sous la forme d'une colombe, et le Christ crucifié. Au pied de la croix, sur le même plan, à gauche figure la Vierge Marie qui par sa main invite le spectateur, et à droite saint Jean. Giorgio Vasari décrit l'extraordinaire trompe-l'œil de la structure architectonique de la fresque de Masaccio : « C'est une voûte en berceau, tracée en perspective, et divisée en caissons ornés de rosaces qui vont en diminuant, de sorte qu'on dirait que la voûte s'enfonce dans le mur. » L'artiste parvient à créer un effet d’éloignement par rapport au spectateur, et mieux encore, il met en place les premiers éléments de la perspective plafonnante (de bas en haut). Cette fresque est considérée comme une étape importante dans l'histoire de l'art. Elle représente la traduction en peinture des lois de la perspective découvertes par Brunelleschi. Le "David" de Michel-Ange est la première statue monumentale de la haute Renaissance. Ce n'est pas le héros victorieux que l'artiste a choisi de représenter, mais le champion d'une juste cause qui va à la rencontre de son destin. Son attitude, un contrapposto nerveux (le poids du corps repose sur une seule jambe et la ligne des hanches fait opposition à celle des épaules), trahit une énergie contenue. Il s'apprête à lancer, avec sa fronde, la pierre qui va frapper au front le géant Goliath. La tête et la main droite, centres de la pensée et de l'action, sont disproportionnées par rapport au corps. Michel-Ange incarne ainsi dans son David la détermination et le désir d'agir. L'anatomie devient au service de l'expression. Considéré comme le symbole de la liberté et des vertus civiques de Florence, le David se trouve à la Galerie de l'Académie. Une copie fidèle se trouve devant le Palazzo Vecchio et une autre copie est intégrée au mémorial de Michel-Ange sur la Piazzale Michelangelo qui domine la ville sur la rive sud de l'Arno.