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Rejoignez cette chaîne pour me soutenir et bénéficier d'avantages exclusifs : / @cultureasmr La guerre d’Algérie, qui s’est déroulée de 1954 à 1962, fut un conflit majeur du XXe siècle, aussi bien pour la France que pour l’Algérie. Elle mit fin à plus de 130 ans de colonisation française et donna naissance à l’Algérie indépendante. Cette guerre fut marquée par une extrême violence, tant militaire que civile, et par des blessures profondes qui, encore aujourd’hui, restent sensibles dans les deux pays. Elle opposa principalement l’armée française et les forces indépendantistes du Front de libération nationale (FLN), mais impliqua aussi des millions de civils, des milices, des harkis (Algériens engagés aux côtés de la France), et fit éclater des tensions identitaires, culturelles et politiques à grande échelle. Pour comprendre cette guerre, il faut revenir à la colonisation de l’Algérie par la France, commencée en 1830. Très vite, la colonie devint une composante majeure de l’empire français. Des centaines de milliers d’Européens, appelés "Pieds-Noirs", s’y installèrent, bénéficiant de nombreux privilèges : terres, droits politiques, accès à l’éducation, à la justice et à l’économie. En revanche, la population autochtone, majoritairement musulmane, fut marginalisée et exploitée. Elle était soumise à un statut juridique distinct, infériorisé, et exclue de la citoyenneté française sauf à renoncer à son statut personnel (souvent religieux). L’inégalité était structurante, et l’administration coloniale réprimait durement toute contestation. Des révoltes éclatèrent à plusieurs reprises, comme celle de 1871 en Kabylie ou celles du Constantinois, mais elles furent toujours réprimées avec brutalité. Après la Seconde Guerre mondiale, le contexte international évolua. Le mouvement de décolonisation s’accélérait, soutenu par l’ONU et les grandes puissances comme les États-Unis ou l’Union soviétique. En Algérie, malgré la participation de nombreux soldats musulmans dans l’armée française pendant la guerre, l’injustice coloniale persistait. Le 8 mai 1945, alors que la France célébrait la victoire contre l’Allemagne nazie, des manifestations en faveur de l’indépendance furent organisées à Sétif, Guelma et Kherrata. Elles furent réprimées dans un bain de sang : entre 10 000 et 45 000 Algériens furent tués, selon les estimations. Cet événement joua un rôle crucial dans la prise de conscience qu'une réforme du système colonial était impossible sans rupture. C’est dans ce climat qu’émergea le FLN, formé par des militants nationalistes issus notamment du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) de Messali Hadj. Dans la nuit du 1er novembre 1954, le FLN lança une série d’attentats à travers le pays : c’était le début officiel de la guerre d’indépendance. La France, de son côté, répondit avec une stratégie militaire et policière extrêmement violente, notamment par l’usage de la torture, des exécutions sommaires, des disparitions, des camps d’internement et des bombardements de villages. L’armée française compta jusqu’à 500 000 hommes déployés sur le sol algérien. Les populations civiles furent prises en étau. Des centaines de milliers d’Algériens furent déplacés dans des camps dits de "regroupement", tandis que les villes furent placées sous surveillance permanente. La bataille d’Alger, en 1957, fut emblématique de cette guerre de l’ombre : les paras français, sous les ordres du général Massu, démantelèrent les réseaux urbains du FLN en utilisant massivement la torture. Ce moment fit basculer l’opinion internationale, jusque-là plutôt favorable à la France, et joua un rôle dans le discrédit croissant du gouvernement français. La crise politique en France s’aggrava, aboutissant à la chute de la IVe République. En 1958, le général de Gaulle revint au pouvoir sous la pression de l’armée et des colons d’Algérie, qui redoutaient une "abandon" de l’Algérie française. Mais rapidement, de Gaulle comprit que la guerre était sans issue. Il amorça un processus de négociation avec le FLN, tout en s’assurant de garder le contrôle sur la transition. Cela provoqua une violente réaction de l’Organisation de l’armée secrète (OAS), un groupe armé d’extrême droite, composé de militaires et de partisans de l’Algérie française. L’OAS mena une véritable campagne terroriste contre les indépendantistes algériens mais aussi contre les institutions françaises, allant jusqu’à tenter d’assassiner de Gaulle. Les négociations aboutirent aux Accords d’Évian, signés en mars 1962, qui mirent officiellement fin aux hostilités. L’indépendance de l’Algérie fut proclamée le 5 juillet 1962, après un référendum qui donna une victoire écrasante au "oui" à la souveraineté nationale. #asmrhistoire #asmrfr #asmrfrançais