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JEAN DE LA FONTAINE. Dernière fable du second recueil, paru en 1678. La Fontaine revient sur la théorie des animaux-machines de Descartes. À la suite des publications d’un autre philosophe français, Gassendi, La Fontaine a déjà vivement critiqué cette théorie, notamment au travers du magnifique « Second discours à Madame de la Sablière » (qu’on trouvera bien sûr interprété sur cette chaîne). « Chat-huant » est un synonyme pour « hibou ». Atropos est celle des trois Parques qui coupe le fil de la vie. On constatera que La Fontaine achève son poème par un court texte en prose. C’est un procédé très rare en édition poétique aux âges classiques et romantiques, mais notre fabuliste l’a déjà éprouvé à trois reprises, dans ce recueil et le précédent (voir par exemple sur cette chaîne notre interprétation du « Loup plaidant contre le renard par devant le singe »). Quant à la véracité de ce que La Fontaine raconte (« Ceci n’est pas une fable » !), l’auteur fait confiance à Bernier, lui-même biographe et essayiste commentant les travaux de… Gassendi. La Fontaine a-t-il raison de croire sur parole ce que Bernier raconte ? La réponse des naturalistes est aujourd’hui sans équivoque : non, aucun oiseau n’ira couper les pattes à des souris vivantes pour les empêcher de fuir de son garde-manger, tout en les nourrissant pour préserver et laisser croître cette pitance des semaines et des mois durant ! Finalement, et nous le savons aujourd’hui, les animaux ne sont ni des robots, ni des humains. Descartes avait tort et Bernier exagérait tout autant, pour défendre Gassendi… qui avait raison.