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À Saint-Maur-des-Fossés, l'Institut national de recherches archéologiques préventives et le Département du Val-de-Marne sont en pleine enquête. Des vestiges moyenâgeux à la capitainerie en passant par la principauté de condé remontez le temps à la recherche d’une écurie fantôme… TRANSCRIPTION L'histoire, la vraie histoire est toujours plus compliquée que celle qui est prévue. On est sur l'emplacement de ce qu'on appelait à Saint-Maur, autrefois la capitainerie. On est à partir de la Renaissance, entre le XVIᵉ siècle et la Révolution française, et auparavant on est sur les terres de l'abbaye de Saint-Maur. On trouve des traces des premiers habitats autour de l'abbaye, à l'époque du haut Moyen Âge. Il y a sur l'assiette de la parcelle un projet immobilier. Il va y avoir la construction d'un petit immeuble. C'est une fouille qui a commencé à la mi-septembre et qui va se terminer probablement avant la fin de l'année. Elle est le résultat d'un partenariat entre l'Inrap et le Département du Val de Marne. Je suis venu ici pour fouiller des écuries et au fur et à mesure qu'on a enlevé les couches récentes et que le bâtiment a commencé à se dégager, il est apparu progressivement que ça ressemblait de moins en moins à des écuries, mais de plus en plus à une grange monastique. En étudiant les textes anciens, on s'est aperçu qu'effectivement, il y avait une grange dîmière. C'est un bâtiment dont la fonction est de collecter l'impôt sur les cultures. Ce bâtiment était très largement une charpente avec des murs périphériques en pierre. On voit dessous en rouge, ici, les vestiges de constructions probablement médiévales, qui ont été arasées, avant la construction de cette grange de la fin du Moyen Âge. Tout ce qui est en jaune, ce sont les niveaux de sol de la grange qu'on a progressivement démonté. Tant qu'on n'a pas vu en fouille les sites, on est bien obligé de croire ce que nous disent les archives. Et quelquefois elles disent la vérité, mais la vérité de leur temps. En l'occurrence, ces archives révolutionnaires disent que pendant la Révolution, en 1796, l'École vétérinaire de Maisons-Alfort est propriétaire et y a installé une cinquantaine de chevaux. Mais le bâtiment n'a pas du tout été prévu pour ça au départ. On ne voit pas de vrais travaux d'aménagement spécifiques pour en faire des écuries. À partir du moment où le domaine passe dans les mains de la très haute aristocratie, les archives sont celles du château et notamment celles de la dernière famille propriétaire, c'est à dire les princes de Condé. Le dernier prince de Condé, qui était propriétaire, a fui à l'étranger. Ces biens ont été nationalisés et l'ensemble du parc du château ont été vendus. Et le bâtiment qu'on est en train de fouiller, c'est ce gros bâtiment ici qui apparaît bien sur le plan. Et la fouille actuellement concerne les lots huit et neuf. Sur le site, il y a plein plein de petites étiquettes qui servent à nommer les couches. Chaque action humaine, chaque présence humaine depuis le Moyen Âge ça laisse des traces au sol. Elles se sont accumulées au cours du temps dans un ordre bien précis qui est l'ordre, le sens de l'histoire. Et nous, on arrive à la fin de l'histoire et donc on les prend à l'envers et au fur et à mesure qu'on les enlève, dans l'ordre, on remonte le temps. Tous ces petits numéros correspondent aussi à des fiches d'enregistrement puisque chaque numéro correspond à une description. Donc, chaque fois, on les repère, on leur donne un nom, on les décrit, on les photographie, on en fait des plans et on les enlève. Ça va nous permettre de prélever une information virtuelle. De garder une fois cette couche fouillée, quand on l'aura enlevé, il va en rester tous ces documents techniques. C'est l'occasion de rouvrir ces archives et de lire des documents qui n'avaient jamais été regardés, ça permet de croiser les informations avec ce que dit le sol, ce que dit l'archéologie.