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Les Soleils de Juillet, un poème de Auguste Lacaussade (1815 – 1897) mis en chanson Si vous aimez cette chanson, pensez à mettre un pouce bleu. Quel est votre texte ou poème préféré ? Mettez-le en commentaire :) -- Les voici revenus, les jours que vous aimez, Les longs jours bleus et clairs sous des cieux sans nuage. La vallée est en fleur, et les bois embaumés Ouvrent sur les gazons leur balsamique ombrage. Tandis que le soleil, roi du splendide été, Verse tranquillement sa puissante clarté, Au pied de ce grand chêne aux ramures superbes, Amie, asseyons-nous dans la fraîcheur des herbes ; Et là, nos longs regards perdus au bord des cieux, Allant des prés fleuris dans l’éther spacieux, Ensemble contemplons ces beaux coteaux, ces plaines Où les vents de midi, sous leurs lentes haleines, Font des blés mûrissants ondoyer les moissons. Avec moi contemplez ces calmes horizons, Ce transparent azur que la noire hirondelle Emplit de cris joyeux et franchit d’un coup d’aile ; Et là-bas ces grands bœufs ruminants et couchés, Et plus loin ces hameaux d’où montent les clochers, Et ce château désert, ces croulantes tourelles, Qu’animent de leur vol les blanches tourterelles, Et ce fleuve paisible au nonchalant détour, Et ces ravins ombreux, frais abris du pâtour, Et tout ce paysage, heureux et pacifique, Où s’épanche à flots d’or un soleil magnifique !… O soleils de juillet ! ô lumière ! ô splendeurs ! Radieux firmament ! sereines profondeurs ! Mois puissants qui versez tant de sèves brûlantes Dans les veines de l’homme et les veines des plantes, Mois créateurs ! beaux mois ! je vous aime et bénis. Par vous les bois chargés de feuilles et de nids, S’emplissent de chansons, de tiédeurs et d’arômes. Les arbres, dans l’azur ouvrant leurs larges dômes, Balancent sur nos fronts avec l’encens des fleurs Les voix de la fauvette et des merles siffleurs. Tout est heureux, tout chante, ô saison radieuse ! Car tout aspire et boit ta flamme glorieuse. Par toi nous vient la vie, et ta chaude clarté Mûrit pour le bonheur et pour la volupté La vierge, cette fleur divine et qui s’ignore. Dans les vallons d’Éden, sereine et pure encore, Sous tes rayons rêvant son rêve maternel, A l’ombre des palmiers Ève connût Abel. Abel dans ses enfants en garde souvenance. Aussi, quand brûle au ciel ta féconde puissance, O mère des longs jours ! lumineuse saison ! Oubliant tout, Caïn, l’ombre, la trahison, La race enfant d’Abel, fille de la lumière, Race aimante et fidèle à sa bonté première, Avec l’onde et la fleur, avec le rossignol, Ce qui chante dans l’air ou fleurit sur le sol, S’en va disant partout devant ta clarté blonde : « Combien tous les bons cœurs sont heureux d’être au monde ! » Auguste Lacaussade, Poèmes et Paysages #suno #poem #poèmes #poesie #poésiefrançaise