У нас вы можете посмотреть бесплатно 🇩🇿 Mostefa Ben Boulaïd, le père spirituel de la Révolution algérienne или скачать в максимальном доступном качестве, видео которое было загружено на ютуб. Для загрузки выберите вариант из формы ниже:
Если кнопки скачивания не
загрузились
НАЖМИТЕ ЗДЕСЬ или обновите страницу
Если возникают проблемы со скачиванием видео, пожалуйста напишите в поддержку по адресу внизу
страницы.
Спасибо за использование сервиса ClipSaver.ru
Mostefa Ben Boulaïd, figure majeure de la guerre de libération nationale, est né le 5 février 1917 à Arris, au cœur des Aurès, dans une famille chaouia aisée et profondément attachée aux valeurs islamiques. Très jeune, il est témoin de la misère et des injustices subies par ses compatriotes sous le joug colonial. En 1939, il accomplit son service militaire obligatoire et prend part à la Seconde Guerre mondiale. Sur les champs de bataille d’Italie en 1944, son courage lui vaut la médaille militaire et la croix de guerre. Démobilisé au grade d’adjudant, il rentre à Arris et s’engage dans le combat politique au sein du Parti du Peuple Algérien (PPA), puis du MTLD. Militant infatigable, il joue un rôle central dans l’Organisation Spéciale (OS), chargée de préparer la lutte armée. Il forme de jeunes militants, achète des armes avec ses propres ressources et organise l’hébergement des résistants traqués par les autorités. En 1948, il remporte les élections de l’Assemblée algérienne, mais voit sa victoire annulée par la fraude coloniale, renforçant sa conviction qu’aucun changement n’est possible sans recours aux armes. En 1954, au cœur des divisions politiques, il participe à la fondation du Comité Révolutionnaire d’Unité et d’Action (CRUA). Le 25 juin 1954, il préside la célèbre réunion des “22” à Alger, qui scelle la décision de déclencher la lutte armée. Quelques mois plus tard, il intègre le “Comité des six”, organe de direction chargé d’organiser l’insurrection. Responsable de la Zone I (Aurès-Nemencha), il supervise les préparatifs et dirige personnellement les attaques du 1er novembre 1954, marquant le début officiel de la Guerre d’Algérie. Dès 1955, Ben Boulaïd entreprend des missions d’approvisionnement en armes, notamment en Libye et en Tunisie. Mais le 11 février 1955, il est arrêté et condamné à mort par le tribunal militaire de Constantine. Incarcéré à la prison centrale, il s’évade en novembre grâce à une audacieuse opération menée avec la complicité d’un gardien originaire de sa région. Cet épisode héroïque lui permet de regagner le maquis et de reprendre son commandement. Homme de terrain et stratège, il mène plusieurs batailles marquantes, dont celles d’Ifri El Blah et d’Ahmar Khaddou, affrontant une armée française lourdement équipée. Mais le 22 mars 1956, alors qu’il se trouve dans le maquis avec son proche collaborateur Abdelhamid Lamrani, une explosion mystérieuse — attribuée à un piège de l’armée coloniale — met fin à sa vie. À 39 ans, Mostefa Ben Boulaïd tombe en martyr, laissant derrière lui l’image d’un chef visionnaire, d’un combattant intègre et d’un patriote inébranlable. Considéré comme le “père spirituel de la Révolution”, il incarne la flamme des Aurès et reste l’une des plus grandes figures de l’histoire de l’Algérie indépendante.