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Orchestre Symphonique du COGE Direction : Mats Thiersch Concerts des 22 et 23 novembre 2025 La Symphonie n°4 débute avec une sonnerie grave, tragique : une évocation fatale, martelée à l’unisson par les cors et les bassons. L’orchestre la répète plusieurs fois, la laisse en suspens, mais semble incapable de développer ce thème, comme tétanisé face à l’expression du destin. Il se recroqueville dans une atmosphère plus intime d’où nait une valse : une valse anxieuse, avec une mélodie chromatique et un rythme ambigu, de plus en plus intense et fiévreuse. Après un premier point culminant, la clarinette entonne une danse plus apaisée, mélancolique et rêveuse ; elle prend de l’élan et semble parvenir à un certain optimisme, avant d’être interrompue par la sonnerie du destin. De là ne peut repartir que la valse, obsédante et tourmentée. Le schéma se répète : la valse s’emballe jusqu’à l’éclatement, le thème mélancolique ressurgit sans parvenir à s’imposer ; et après une nouvelle reprise de la sonnerie fatale, une coda conduit ce premier mouvement vers une fin tragique en fa mineur. Une mélodie mélancolique et solitaire ouvre le deuxième mouvement, énoncée par le hautbois simplement accompagné de quelques cordes en pizzicato, puis répétée par les violoncelles. Les violons y répondent par quelques accords plus chauds, qui tentent d’être réconfortants mais retombent aussitôt. Comme un souvenir heureux, une deuxième section émerge, gagne en lumière et en intensité, mais retombe en s’estompant. La mélancolie reprend ses droits, d’abord avec les cordes accompagnées d’ornements des bois ; puis une dernière fois par le basson, renouant avec la solitude du début du mouvement. Le troisième mouvement (Scherzo) a des allures oniriques. Il a la particularité de faire jouer les cordes exclusivement en pizzicato : comme sur une balalaïka - luth à manche long de Russie - géante, une mélodie facétieuse file à travers leurs pupitres. Les bois l’interrompent avec un intermède guilleret, présentant à la fois des airs de danse baroque et de chanson à boire ; ils se superposent à une marche militaire jouée au loin par les cuivres. Le thème en pizzicato revient, et progressivement les vents se joignent pour y répondre. Comme un mirage, ces scènes se dissolvent avec l’écho de la fanfare militaire. Le Finale prend le spectateur par surprise : comme un feu d’artifice, amorcé par un coup de cymbales, l’orchestre explose à l’unisson en un thème frénétique en fa majeur. Sans tarder, le deuxième thème est exposé : Tchaïkovski reprend la mélodie populaire russe Un bouleau se trouvait dans les champs. Ce second thème sera l’antagoniste sombre et dramatique du premier : tour à tour mélancolique, dansant, tumultueux voire d’une noirceur violente, ou encore orchestré en une fugue miniature, il cherche se substituer au thème festif initial avec lequel il alterne. Mais si le tragique va jusqu’à faire résonner le thème du destin du premier mouvement, c’est bien l’allégresse qui l’emporte, et la symphonie se conclut au terme d’une coda flamboyante dans un fa majeur triomphant.