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C’est quoi, écouter ? Dans les relations humaines, c’est souvent ce qui manque le plus dans un échange, et c’est aussi notre besoin le plus fondamental : être écouté et être entendu. Ecouter, c’est commencer par se taire. Erreur numéro 1 : phagocyter le discours de l’autre. La plupart du temps, lorsque vous confiez quelque chose à quelqu’un, on vous répond : « ah oui, c’est comme moi ! » « moi aussi, j’ai vécu ça ! » « alors moi au contraire…. » et la personne d’enchaîner sur son histoire, sans avoir pris le temps de recevoir la vôtre. Ceci n’est pas de la compréhension ni de l’écoute : c’est le phagocytage de votre vécu. Erreur numéro 2 : conseiller, questionner, solutionner Dès que la personne confie quelque chose, l’autre s’empresse de le remplir de conseils, de questions, de solutions, en tronquant, en élidant la partie « écoute ». Cette attitude est fondée sur la (fausse) croyance que la seule finalité d’un échange serait de déboucher sur une solution à trouver, une décision à prendre, une action à mener. Il s’agit en fait de surdité et de contrôle, et non pas d’accueil de la réalité de l’autre. Le réel besoin d’une personne qui communique, c’est d’exprimer ce qu’il vit – pas de trouver une solution. L’expression seule comporte des bienfaits ultra puissants qui dégonflent jusqu’à même le besoin d’une solution ( !) Erreur numéro 3 : moraliser Juger, dérouler les « il faut » et « tu devrais » sont la pire façon d’écouter. Alors, qu’est ce qu’écouter ? Ecouter ce n’est pas forcément comprendre ; c’est « accuser réception » de ce qui vous est dit. C’est « entendre » dans son cœur ce qui est dit. Une bonne écoute suppose de recevoir l’autre et sa parole, telle qu’elle est, et doit lui permettre de trouver, tout seul, par le fait de s’exprimer, la clarté dans son labyrinthe. La bonne écoute permet à celui qui parle…d’entendre enfin ce qu’il dit ! Etre attentif à quelqu’un qui souffre, ce n’est pas tenter de le rassurer faussement, ni vouloir donner une explication ou une solution à son problème ; c’est lui permettre de le dire et de trouver lui-même son chemin pour s’en libérer, ou du moins pour porter son fardeau avec moins de souffrance. Et cela, il le fera tout seul, juste parce que vous lui avez laissé la place de s’exprimer tout son soûl, autant qu’il en avait besoin, et que vous avez été attentif à ses ressentis. C’est lui donner ce qu’on ne nous a peut-être pas donné : de l’attention, de l’écoute, une présence bienveillante Comment faire pour vous aider à mettre en pratique cette écoute ? Appuyez-vous sur les précieux outils de la CNV, Communication Non Violente créée par Marshall Rosenberg / développée par Thomas d’Ansembourg, mais aussi Isabelle Padovani, dont je vous conseille la chaîne youtube. (voir dans nos abonnements). La base de la CNV pour l’écoute est la suivante : la reformulation de ce que vous dit la personne. Admettons qu’elle arrive en vous confiant qu’elle en « marre, marre marre, des retards de X. » A vous : « Est-ce que ce que tu veux dire, c’est que tu te sens épuisé à force de lutter pour que cet ami te respecte ? » ; l’autre va préciser, (oui, non…c’est plutôt….en fait c’est comme si…) reformuler, et vous continuez à reformuler « en fait, c’est un peu comme si tu sentais transparent, ou qu’on te coupait les jambes ? » etc., etc. Vous allez voir qu’à un moment, il aura tellement pu exprimer ce qu’il ressent, que vous allez « faire mouche » et l’autre va se sentir compris, REJOINT. Et là, c’est gagné : il pourra se détendre, peut être pleurer, et ensuite s’alléger. Bonne pratique à tous !