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L’être humain est-il l’aboutissement de l’évolution ? Est-il au sommet de l’évolution ? Dans cette vidéo, nous allons voir les réponses du philosophe Henri Bergson à cette question. Voici le lien vers le texte complet de la vidéo, avec quelques précisions supplémentaires : https://docs.google.com/document/d/1a... Cette vidéo est aussi en même temps un exemple d’explication de texte, à destination des élèves de terminale. Voici le texte : « Radicale est la différence entre la conscience de l'animal, même le plus intelligent, et la conscience humaine. Car la conscience correspond exactement à la puissance de choix dont l'être vivant dispose ; elle est coextensive à la frange d'action possible qui entoure l'action réelle : conscience est synonyme d'invention et de liberté. Or, chez l'animal, l'invention n'est jamais qu'une variation sur le thème de la routine. Enfermé dans les habitudes de l'espèce, il arrive sans doute à les élargir par son initiative individuelle ; mais il n'échappe à l'automatisme que pour un instant, juste le temps de créer un automatisme nouveau : les portes de sa prison se referment aussitôt ouvertes ; en tirant sur sa chaîne il ne réussit qu'à l'allonger. Avec l'homme, la conscience brise la chaîne. Chez l'homme, et chez l'homme seulement, elle se libère. » Dans la première vidéo, nous avons étudié la première partie du texte, qui énonce la thèse suivant laquelle il y a une différence radicale entre la conscience humaine et la conscience de n’importe quel autre animal, même le plus intelligent. Et nous avons vu que cette thèse était associée à une certaine conception de la conscience ; il ne s’agit pas avant tout de la conscience de soi, il ne s’agit pas non plus seulement du fait de percevoir le monde extérieur, et de savoir que je le perçois ; il s’agit aussi et surtout d’une capacité de se représenter des actions possibles dans ce monde ; plus je me représente des actions possibles, plus je possède un haut niveau de conscience. Dans la 2ème partie du texte, Bergson se sert de cette analyse et la confronte aux faits pour justifier sa thèse. En effet, on peut observer à quel point les animaux innovent, puisqu’on peut observer leurs comportements en général. Certains parviennent à accomplir des actions étonnantes, au sens où elles sortent des comportements habituels de l’espèce, qu’on retrouve chez tous les individus d’une même espèce, comme faire telles alvéoles pour telle espèce d’abeilles. Certains animaux par contre sont capables d’inventer eux-mêmes des comportements qui ne sont pas rigoureusement prescrits par leur nature, au sens où on ne voit pas les autres membres de l’espèce faire spontanément la même chose dans les mêmes conditions. Premier exemple qu’on peut donner de cela : le fameux exemple du lavage des patates douces chez les macaques japonais de l’île de Koshima. Dominique Lestel en parle dans Les origines animales de la culture (p.122-123). Tout chez eux n’est pas une simple expression mécanique et totalement prévisible de leur nature. Cette capacité à l’invention permet d’appuyer l’idée d’une « conscience animale » : les animaux ne sont pas des automates, puisqu’ils peuvent parfois réagir de manière originale, intelligente, et appropriée à des situations qui ne sont pas dans leurs habitudes et qui correspondent pas à un instinct. 2ème exemple qui est aussi détaillé par Dominique Lestel : le cassage des noix chez les chimpanzés dans certaines régions de l’Afrique de l’Ouest, notamment dans la forêt de Taï en Côte d’Ivoire. Néanmoins, comme Bergson le remarque immédiatement, cette capacité d’innovation est extrêmement limitée. Le processus d’innovation s’arrête rapidement. Ainsi du point de vue de la capacité à créer du nouveau, les hommes et les animaux ne sont pas égaux puisque chez les hommes, on trouve tout un processus historique au cours duquel un nombre considérable d’inventions ont été faite : notamment à partir de la période dite « néolithique », à peu près entre 8000 et 3000 ans avant notre ère, on trouve dans plusieurs régions du monde l’invention de l’agriculture, de l’élevage, de la poterie… Et le rythme des inventions s’accélère ensuite. L’auteur emploie ici deux métaphores pour décrire globalement ces faits : la métaphore de la « prison » et celle de la « chaîne ». La métaphore de la chaîne est importante parce qu’elle permet de faire comprendre que la capacité d’innovation des humains n’est pas seulement quantitativement plus grande que celle des animaux : "en tirant sur sa chaîne il ne réussit qu'à l'allonger. Avec l'homme, la conscience brise la chaîne". Il s'agit d'un saut qualitatif suite à une variation quantitative (que l'on peut analyser en termes hégéliens, même si cela aurait peut-être déplu à Bergson).