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Les larmes du Gévaudan Je me nomme Jacques Boulet, mon cœur porte le fer, Sous le règne de Louis Quinze, où le ciel est amer. J'ai vu l'été de France basculer dans l'effroi, Quand la nuit a visité ma chaumière, chez moi. Celle de ma jolie Jeanne, l'enfant de Louise et moi, En juin soixante-quatre, devint le premier choix De l’horreur. À quatorze ans, ma fille s'est perdue ! « Ô Jeanne, où es-tu donc ? » criais-je aux monts tordus. L'angoisse nous rongeait, la colère nous venait : Pourquoi ce fléau que nul ne prévenait ? Refrain Ô Gévaudan maudit, terre de sang et d'ombre, Le vent porte nos cris, la Bête nous fait sombre. De Jeanne à l'inconnu, nous avons tout perdu, Et le ciel est fermé, le secours n'est pas vu. Ici, les monts sont rudes, la forêt est profonde, Où le hêtre se mêle à la lande vagabonde. Les sentes sont étroites, les rochers sont géants, Et le brouillard s'accroche aux sommets menaçants. Ce pays, notre berceau, fut jadis notre joie, Devint dès lors l'empire où la Bête faisait proie. Le silence des bois prit un son criminel, Et chaque creux fut un piège, où criait le ciel. Les loups que l'on craignait n'étaient qu'un faible mal, Car l'enfer était là, sous un aspect brutal. Refrain Ô Gévaudan maudit, terre de sang et d'ombre, Le vent porte nos cris, la Bête nous fait sombre. De Jeanne à l'inconnu, nous avons tout perdu, Et le ciel est fermé, le secours n'est pas vu. Mais l'horreur s'ajouta à notre peine amère, Quand la voix de l'Église, plus forte que la terre, Accusa nos malheurs ! L'évêque de Mende, hélas, Jeta sur nos péchés son terrible anathème. « Cette Bête est un signe, une divine injure ! Elle est le châtiment pour votre âme obscure ! » Il nous cria la Faute, et nous n'étions que des cibles, Punissant nos désordres par des assauts visibles. La crainte déchira nos cœurs déjà meurtris, Nous étions, en mourant, doublement maudits ! Ô Dieu, notre souffrance était mille et mille fils ! Refrain Ô Gévaudan maudit, terre de sang et d'ombre, Le vent porte nos cris, la Bête nous fait sombre. De Jeanne à l'inconnu, nous avons tout perdu, Et le ciel est fermé, le secours n'est pas vu. Le Roi envoya ses gens, les Dragons et les nobles, Fiers louvetiers vantant leurs vertus infaillibles. Ils battirent les monts, le fusil à la main, Mais la Bête passait, moquant le genre humain. Leur orgueil fut vaincu, leur chasse inutile, prompte À lever l'arrogance et la rage qui monte. Ils nous traitèrent en gueux, en peuple sans lumière, Et n'ont su que laisser la misère derrière. Ils firent de ces terres un théâtre d'échec, Leur seule loi fut noirceur et le mépris sans trêve. Nous n'avons vu d'eux que l'insolence et le vent, Pendant que l'on pleurait nos petits en tremblant. Refrain Ô Gévaudan maudit, terre de sang et d'ombre, Le vent porte nos cris, la Bête nous fait sombre. De Jeanne à l'inconnu, nous avons tout perdu, Et le ciel est fermé, le secours n'est pas vu. Mais l'honneur revint d'où la douleur avait pris l'âme, Ce fut un des nobles d'ici, portant notre flamme, D'Apcher, sur ses terres, qui fit le dernier vœu. Il arma les siens, confiant, remettant à Dieu La charge de finir l'histoire. Enfin, l'oracle, Trouva dans un fusil le puissant miracle. Un coup de feu claqua, puissant, définitif, Et le silence tomba enfin, fugitif. On vint nous montrer l'horreur, la gueule, le poil sombre, Ce monstre qui hantait nos vies et notre ombre. Elle gisait sans force, la créature amère, Et l'on a pu pleurer nos enfants sur la terre. La Bête est morte, mais la peur est là, j'en suis certain, Elle dort dans nos monts, attendant son matin. Refrain Ô Gévaudan maudit, terre de sang et d'ombre, Le vent porte nos cris, la Bête nous fait sombre. De Jeanne à l'inconnu, nous avons tout perdu, Et le ciel est fermé, le secours n'est pas vu. Refrain Final Ô Gévaudan maudit, terre de sang et d'ombre, Le vent portait nos cris, la Bête nous fait sombre. Mais le mal est vaincu, le souvenir est nu, Et dans nos cœurs brisés, la paix est revenue. Éric VOLAT – Octobre 2025