У нас вы можете посмотреть бесплатно Aujourd'hui nous vous invitons à découvrir le charme du village Tazrout Bouzeguene... ! или скачать в максимальном доступном качестве, видео которое было загружено на ютуб. Для загрузки выберите вариант из формы ниже:
Если кнопки скачивания не
загрузились
НАЖМИТЕ ЗДЕСЬ или обновите страницу
Если возникают проблемы со скачиванием видео, пожалуйста напишите в поддержку по адресу внизу
страницы.
Спасибо за использование сервиса ClipSaver.ru
Un village qui avance ! Tazrout est l’un des plus beaux villages de kabylie. Il est situé à quelque 3 km du chef-lieu communal de Bouzeguène dans la région d’Ath Handela près d’Ikoussa, Ighil Tiziboa, Ibouyisfene, Aït Saïd, Ibekarene et Aït Ikene. Il culmine à près de 900 m d’altitude. Sa population est estimée à environ 1500 personnes et compte près de 700 âmes établies à l’étranger. Elle est répartie sur sept quartiers : Elhara Oufella, Elhara Bouada,Valoudh,Tassayate,Tvaq, Bougzine et Essoukiane pour sept fractions (idherma) Ath Kaci, Ath Ali, Ath Oumeziane, Ath Touathi, Ath Besii, Ath Hand, Ath Amar Ouali. A Tazrout, les villageois désignent chaque année un homme d’une fraction pour prendre les rênes des affaires du village. Tout citoyen a le droit de prétendre à cette charge. Le Taman qui est lui-même le président du comité du village est choisi selon la charte de 2016. Il doit être un père de famille, sage, clairvoyant, juste et surtout disponible pour bien gérer les affaires des habitants. Ces derniers doivent tous l’accepter, le Taman choisit à son tour deux hommes dans chaque fraction (Adrum ) qui formeront le comité du village. «C’est en fait un défi que se lance l’équipe nouvellement installée d’assumer la bonne gestion du village à chaque fois mieux que ses prédécesseurs pour être à la hauteur de ce que les gens attendent d’elle», nous explique Kachetel Cherif, président du comité. «Le Taman ne peut en aucun cas prendre une décision ou action liée à l’avenir du village sans organiser une réunion au préalable avec l’ensemble des habitants âgés de plus de 18 ans. Ainsi, toutes les décisions sont prises d’un commun accord et avec le consentement de tous les présents», explique Azouaou Khellaf, enseignant, actuellement membre de la commission de réflexion. «A Tazrout, aucun conflit ne doit être exposé en dehors du village. Les affaires se traitent en assemblée générale et celui qui choisit de recourir aux tribunaux pour une quelconque affaire de justice aura ainsi transgressé la loi et sera considéré comme un manque de respect à l’égard des représentants. Le contrevenant est mis dans ce cas en quarantaine. Nous, on croit au proverbe qui dit : «Il vaut mieux un mauvais arrangement qu’un bon jugement» parce qu’en justice, il y a perte d’argent, de temps et de possibilité de réconciliation, ce qui génère souvent des conséquences fâcheuses au sein des familles en conflit. Bien des cas traînent depuis plus de 10 ans en justice pour rien», nous expliquent nos interlocuteurs. Tadjmaat est représentée par le comité. Un lieu qui réunit tous les enfants du village du sexe masculin. Néanmoins en assemblée, tous les villageois sont égaux. Ni couleur politique ni même la religion n’y ont le droit de cité. Il est interdit de porter son conflit en justice. Tout se règle à Tajmaât La plus grande et unique priorité est la cohésion qui doit régner au village. En dehors de Tadjmaat, il y va de soi que le villageois à sa liberté de culte et la liberté d’exprimer ses idées politiques. La mosquée est un espace sacré à respecter suivant les principes qu’ont donnés nos ancêtres à ce lieu de culte. Le village veille aussi à maintenir les traditions, les actions de volontariat et Timechret. Le village compte un club de jeunes créé vers le début des années 60. «C’étaient des lycéens qui ont créé un club sportif à la base, ils ont par la suite pensé à faire paraître un journal mensuel du village. Juste après l’indépendance, on a commencé à donner des cours de soutien, à organiser des kermesses, des jeux… Durant l’Aïd, c’est ce club même qui s’est transformé en 1989 en association culturelle. En 1991, une semaine culturelle a été organisée à Bouzeguene pour célébrer le 20 Avril. «À partir de là on organisait souvent des fêtes culturelles tout en assurant des cours de soutien aux élèves des trois classes d’examen. L’année passée, on a pu obtenir des résultats formidables. On assure même des cours d’alphabétisation aux femmes du village et aux filles qui n’ont pas eu la chance de continuer leur scolarité à l’école que le village a construite pendant la guerre», nous apprendra un membre de ce club. «Vu le nombre de poètes que compte notre village, on a initié une activité culturelle qui revient chaque année : un festival de théâtre et de poésie. Ce qui nous manque, c’est une auberge pour accueillir les invités. On doit aider les jeunes à échapper aux fléaux sociaux à travers les rencontres théâtrales, musicales et toute activité artistique qui soit une occupation pour les adolescents et les enfants qui sont notre avenir et l’avenir de tout le pays. Il y a une maxime à méditer : «Si tu veux un fruit à court terme, sème une semence, à moyen terme, plante un arbre et à long terme, éduque un enfant», dira Khallaf Azouaou. A Tazrout, toutes les plaques et panneaux sont rédigés en Tamazight. D