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9 mars 2026 Sarah Troubé Laboratoire CRPMS, Université Paris Cité De la post-vérité à la post-réalité : peut-on penser une psychologie du monde commun ? Resumé Depuis une vingtaine d’années, les études menées en psychologie cognitive et sociale sur l’essor des théories du complot et les phénomènes de de post-vérité se multiplient : biais de raisonnement, styles cognitifs ou types de personnalité, intolérance à l’incertitude et à la perte de contrôle sont autant de facteurs invoqués dans l’adhésion à des croyances complotistes. La psychologie clinique et la psychopathologie questionnent, quant à elles, les processus psychiques et les mécanismes de défense à l’œuvre dans ces constructions complotistes, étranges en ce qu’elles partagent tant de traits communs avec les constructions délirantes tout en s’en distinguant clairement. La post-vérité, et a fortiori la post-réalité, posent ainsi la question de savoir quelle serait exactement la réalité qui s’y trouverait menacée ou perdue. Mais on peut se demander si ces différents regards psychologiques n’échouent pas à prendre en compte ce qui semble pourtant la dimension essentielle de ces questions, celle d’un monde commun. La psychologie est-elle en mesure de nous aider à penser ce que serait un monde commun, et à clarifier ses présupposés, ses conditions de possibilités et ses implications pratiques et politiques ? Auteure Sarah Troubé est maîtresse de conférences en psychologie clinique et psychopathologie à l’Université Paris Cité, au sein du Centre de Recherche Psychanalyse, Médecine et Société (CRPMS), rattaché à l’Institut des Humanités, Sciences et Sociétés (IHSS). Elle conduit des recherches pluridisciplinaires à l’intersection de la clinique des psychoses, de la philosophie des sciences, de la psychanalyse, de la phénoménologie, des neurosciences et des questions contemporaines telles que les théories du complot et la post-vérité. Son travail explore notamment les interfaces entre psychopathologie, théorie clinique et épistémologie dans le contexte de mutations sociales et des normes culturelles.