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Habitué à la défaite, terrassé, voire humilié par les autres nations du football sur le continent, le Bénin avait décidé dès l’an 2000 d’écrire autrement son histoire. Après tout on entrait dans un nouveau millénaire et l’histoire ne retient que le nom des gagnants. Je me souviens de ce spot publicitaire qui passait à l’époque sur la télévision nationale. On découvrait dans cette vidéo, les visages de 11 joueurs avec leur capitaine : Amadou Moudachirou. La voix roque dans l’élément laissait entendre : « Ils n’ont qu’un seul objectif, sortir du néant et aller dans la Cour des grands ». Ces propos étaient prémonitoires mais à l’époque très peu y croyait. Le Bénin petite nation de football n’avait que pour lui son courage et son ambition, mais aussi une détermination et la ferme conviction qu’à cœur vaillant rien n’était impossible. C’est ainsi qu’ils ont entamé les éliminatoires de la Can 2004. A la surprise générale, cette génération a qualifié le Bénin pour la toute première fois à une Coupe d’Afrique des Nations. Lors de cette campagne, un joueur, un attaquant de classe mondiale c’était révélé Oumar Tchomogo. Au pays, la relève se préparait déjà. Un autre attaquant qui allait se révéler incroyablement efficace devant les buts attendait son heure. Ou plutôt la Can junior 2005. 20 janvier 2005, la Coupe d’Afrique Nations Junior démarrait à Cotonou. Le Bénin pays hôte et qualifié d’office pour la compétition rencontrait le grand Nigéria. Dans l’équipe béninoise se trouvait un très jeune garçon venu de la Jeunesse Sportive de Pobè. Il n’était pas autant connu que Romuald Bocco ou encore Jocelyn Ahouéya, des coéquipiers qui évoluaient déjà en Europe dans le temps, mais ce tournoi allait le faire passer de l’ombre à la lumière. Lors du match d’ouverture face au Nigéria, les jeunes écureuils sont sévèrement battus par les Flying Eagles 3-0. Le tournoi commençait mal. Mais pas de place au doute. Le second match voit le Bénin humilier la Côte d’Ivoire 4-1. Le jeune attaquant Razack Omontoyossi, jusque-là n’avait pas marqué. Il va quand même se signaler lors de la 3ème rencontre face au Mali. Omontoyossi inscrit le 3ème but béninois à la 44ème minute de jeu. Et il en aura fini pour le tournoi. Plus aucun autre but ne sera marqué par le jeune attaquant de la Jeunesse sportive de Pobè jusqu’à la fin du tournoi. Le Bénin qui a arraché la 3ème place du tournoi au Maroc, se qualifiait pour la Coupe du Monde junior en Hollande. Un public qui exulte, des joueurs qui s'offrent un tour d'honneur et un entraîneur les bras au ciel. Tel est le décor sur la pelouse du stade du l'amitié au coup de sifflet final. Les " écureuils juniors " honorent ainsi la mémoire de leur gardien assassiné en remportant le match de classement grâce aux tirs au but. (1 but partout temps réglementaire). C'est pourtant des marocains beaucoup vifs, plus incisifs, plus volontaires et mieux organisés qui entamèrent la partie sous un soleil de plomb. Et les résultats de cette débauche d'énergie marocaine se concrétisèrent dès la douzième minute. L'inévitable Mouhssine Iajour servi en profondeur et à la limite du hors-jeu, élimina les deux défenseurs centraux avant de fixer le gardien adverse d'un tir croisé et loger la balle au fond des filets. Autrement, les béninois piqués dans leur orgueil tentaient de réagir mais par un jeu beaucoup trop brouillon, ce qui donna un ton très agressif à la première mi-temps et qui obligea l'arbitre de sévir en sortant le carton jaune à trois reprises. Les attaquants béninois, notamment Abou Maïga, sollicitèrent plusieurs fois le portier marocain non sans parvenir à tromper sa vigilance. Mais les encouragements du public béninois sentant les joueurs marocains reculer allaient faire pousser des ailes aux coéquipiers de Romuald Boco. Celui-ci d'une passe limpide adressa un ballon à Abou Maïga qui se défît de trois joueurs à l'aide d'un double crochet puis servit Ouzerou Abdoulaye, bien placé devant les buts adverses. L'attaquant béninois n'eût qu'à pousser la balle en plaçant le pied. (1 but partout) .C'était à la troisième minute du temps additionnel de la première mi-temps. Au retour sur la pelouse, il n'eût pas grand-chose à se mettre sous la dent, à l'exception de deux arrêts importants du jeune gardien béninois Djidonou Yoann. Les " lions de l'Atlas " esseulés, jouaient le contre sans parvenir à aggraver la marque et la fatigue jouant, les attaquants perdaient leur lucidité et rataient les occasions les plus nette. La partie en restera là, et l'épreuve des tirs au but , cette fois réussira aux " écureuils " (5 tab à 3) contrairement à la demi-finale. Pour " Campos , la bande à Abou Maïga allait enfiler la médaille de bronze et ils déclarèrent tous lui dédié cette médaille.