У нас вы можете посмотреть бесплатно La Transvolcanique à Blanzat (63) Rando VTT 62 km du 20 et 21 septembre 2025 [VTTAE] или скачать в максимальном доступном качестве, видео которое было загружено на ютуб. Для загрузки выберите вариант из формы ниже:
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Plusieurs années que j’essayais de m’inscrire à la Transvolcanique. Par chance, cette année, j’ai pu profiter du repêchage. La Transvolcanique, c’est un raid qui rallie la ville de Blanzat au Mont-Dore le 1er jour, avec un retour à Blanzat le 2ème jour. L’organisation se charge de l’hébergement, des repas et du transport des bagages. De 85 km à 100 km par jour et de 1600 à 2500 de d+ par jour. Et surtout des magnifiques paysages au milieu du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne. Ça part gentiment à 8h30. J’ai 2 batteries, ayant pris le soin de cacher la 2nde à mi-parcours. Le terrain est sec donc je roule à bon rythme, même si ça monte en continu. Heureusement les paysages offerts occupent mes yeux, car le tracé est assez roulant jusqu’au gymnase, lieu du repas du midi. Et pour cause, j’ai loupé le meilleur, la 1ère boucle du 100 km. Ceux qui l’ont faite disaient que c’était le summum de la matinée… Je trouve le fléchage léger et je n’ai pas vu la bifurcation, comme beaucoup d’autres participant visiblement. Désormais, je me fie à mon gps et non au fléchage, présent mais pas assez voyant. 11h20, j’arrive un peu tôt au gymnase qui n’est pas encore prêt pour servir le déjeuner. J’en profite pour recharger ma batterie, ce qui va m’éviter d’en changer. Le repas fût très bon, partagé avec Kévin et Matthieu des Vélo Sauvage Poitevin. L’après-midi, les panoramas offerts sont grandioses, les couleurs magnifiques. Le ciel commence à s’assombrir, rendant les températures plus acceptables. Quelques défis techniques, des descentes rapides et joueuses, mais ce raid reste accessible. Je finirai cette 1ère journée avec 94 km pour 2500 de d+ et 17.4 de moyenne. Je retrouve Kévin et Matthieu au Mont Dore, et on va prendre le temps de boire une belle mousse au bar en face. Mon logement est à la Bourboule, soit 6 km de descentes plus loin, qu’il va falloir remonter le lendemain. Une nuit qui va se transformer en cauchemar, dans un dortoir avec 7 autres gars, tous très sympathiques, mais ronfleurs. Je me retrouve dans un centre pour enfants avec une quarantaine de participants. Dortoir de 8 petits lits, avec la promiscuité qui va avec. Bonne soirée et bon repas ensemble. 23h45 je craque. Je prends ma couette et mon oreiller pour dormir à même le sol dans un bureau au calme. Plus jamais ça. Je croiserai un participant le lendemain, qui me disait avoir vécu le même supplice. Désormais, il prend son logement de son côté en Airbnb, ce que je recommande également. A moins que vous aimiez l’ambiance colonie de vacances entre poilus. Le dimanche était au cœur de toutes les discussions au repas du soir la veille. Chute de 20 degrés, et pluie abondante sans interruption au programme. Beaucoup prévoient de ne pas faire le 100 km et préfèrent se rabattre sur le 80. D’autres rentreront directement par la route (50km). J’aviserai au repas du midi au gymnase. Une grosse et longue montée nous attend pour rejoindre les monts. Je doublerai beaucoup, car certains sont déjà dans le dur, et la pluie nous trempe jusqu’au os. Pourtant bien équipé, j’ai froid, je grelotte, et je n’ai pas fait 12 km. Je me dis que ça va être long. Pourtant, le parcours est superbe, en devinant ce qui se cache derrière les nuages. Au milieu de grands espaces, on appuie pour se réchauffer. Tout est boue, flaques, pierres glissantes. Les montées sont douloureuses, les descentes se font en serrant les fesses. La pluie ruisselle sur les visages, la terre recouvre nos vêtements, les lunettes deviennent opaques. On aime l’Auvergne, on aime la truffade, mais c’en est trop. Aux ravitos, les participants claquent des dents. Beaucoup abandonnent et regagnent la route. Je trace au plus vite jusqu’au gymnase pour le repas du midi. Ma seconde batterie et des vêtements secs m’y attendent, cachés dans un bosquet. Mais ça ne suffira pas à me réchauffer, je tremble en mangeant mon repas chaud, très bon encore une fois. La décision est prise, je rentre également par la route. Le plaisir n’y est plus, et je ne souhaite qu’une chose, mettre le chauffage dans la voiture. 18 km pour rejoindre l’arrivée, je mets le mode Turbo, qu’importe la bravoure. Je finirai le dimanche à 68 km pour 660 de d+ et 18.9 de moyenne (grâce à la route). Malgré cette météo à deux visages, j’ai apprécié ce we, riche en souvenirs. Une expérience inoubliable, des décors majestueux que je n’ai pas vers chez moi. Le dépaysement est là, et c’est que je cherche. Je comprends l’engouement pour ce raid atypique sur 2 jours. Une immersion au milieu des volcans qui, quelques soient les conditions, ne vous laissera pas indifférent. L’inscription avec toutes les prestations coûtent 142 €. L’avantage est que vous ne vous occupez de rien, et vous ne manquerez de rien. Les bénévoles sont nombreux, l’orga habituée après 30 années d’expérience. Donc merci à toutes et à tous de nous proposer un tel évènement unique en son genre, et qui rencontre un succès mérité.