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►►► Abonnez-vous gratuitement: http://bit.ly/MagazineDActualite Claire-Sarah, musicienne On le sait, les temps sont durs pour la culture. Dans un secteur où beaucoup d’acteurs souffraient d’un statut précaire et devaient se battre tous les jours, la crise du nouveau coronavirus a encore compliqué la situation. A lire aussi : "Allo Sophie, il y a quelqu’un ?" : le monde culturel demande aux politiques de "les écouter et d’agir" Concerts annulés, tournages postposés, salles vides et contrats supprimés, certains artistes se trouvent à présent dans une véritable précarité. Et comme si cela ne suffisait pas, le monde politique et ses turpitudes ne facilitent pas toujours la situation, comme on a pu le voir à la Chambre ce jeudi : Nous vous proposons des témoignages d’acteurs du monde culturel, où l’espoir de voir éclore des jours meilleurs se mêle à un quotidien toujours très embrumé. La musique n’adoucit pas forcément les mœurs en cette période de crise (et de Fête de la musique). Claire-Sarah Fouché vit dans une certaine angoisse du lendemain. Contrebassiste, cette jeune lyonnaise, diplômée du conservatoire de Bruxelles, habite dans la capitale depuis bientôt dix ans. A force d’efforts, de volonté, de talent et de concerts, son statut d’artiste, elle devait l’obtenir en septembre. Elle est free-lance, ne vit que de concerts et a enchaîné les dates, un peu partout ces derniers mois. Malgré un accident survenu en novembre dernier, qui l’a mis temporairement à l’arrêt, son avenir, elle le voyait sans grands nuages. "Je gagnais bien ma vie, j’allais obtenir le statut" confie-t-elle. Et puis patatras, le covid passe par là. Toutes les dates s’annulent, les répétitions s’arrêtent, les rentrées d’argent disparaissent, l’avenir à court terme se bouche, le moral est en chute libre. Que faire pour sortir de l’ornière ? Claire-Sarah décide de coudre des masques. Beaucoup de masques. Soutenue financièrement par sa famille, ça lui permet de limiter un peu la casse. Les équipes du journal télévisé de la RTBF lui avaient consacré un reportage d’ailleurs il y a quelques semaines. Depuis le reportage, il n’y a aucune amélioration, déplore la contrebassiste. "Le maigre espoir que l’on avait a été débouté hier soir, notamment par la N-VA" dit-elle. Un projet de loi Ecolo-Groen visant à assouplir les règles et à octroyer plus facilement un statut d’artiste jusqu’en décembre (donc temporairement) aux demandeurs ayant presté 10 dates en 2019 a été renvoyé devant le Conseil d’Etat par un front flamand (N-VA, Open VLD, CD&V et Vlaams Belang). La proposition devrait revenir à la Chambre à la rentrée. "Il n’y a peut-être pas d’urgence pour eux, mais pour nous, c’est un coup au moral". Claire-Sarah ne bénéficie d’aucune rentrée d’argent. D’origine française, pas de CPAS pour elle. Elle vit encore sur ses maigres réserves et sur l’aide familiale. Mais ils ne roulent pas sur l’or non plus… Alors, l’octroi de colis alimentaires mis en place pour les personnes du monde culturel dans le besoin, ça commence à lui trotter dans la tête… "Mais il y en a beaucoup d’autres encore plus dans la m… que moi", souligne la musicienne. "Les perspectives ? Elles sont réduites" confie l’artiste. "Tout a été soit annulé, soit décalé en 2021. Je suis free-lance, donc souvent appelée en supplémentaire. Les spectacles et concerts vont d’abord se faire sans doute en effectif réduit. Priorité aux titulaires et à mon avis peu de besoin de personnes en plus" s’inquiète Claire-Sarah. Pour elle, qui joue entre autres de la contrebasse pour l’opéra flamand, l’avenir à court terme est sombre et incertain. "Les premières dates prévues sont en octobre, mais ce n’est pas sûr du tout… C’est déprimant. J’ai repris des répétitions pour différents groupes, mais on a du mal à garder l’envie". La crise sanitaire a déjà mis tous les spectacles et les représentations à l’arrêt depuis mars. Et le chômage temporaire pour cause de covid (elle a pu s’inscrire il y a deux semaines seulement), mis en place pour pouvoir toucher quelques deniers sur les dates annulées, elle n’est pas certaine de le toucher rapidement. Sans compter les tracasseries administratives et les personnes injoignables dans les domaines syndicaux et d’aides à l’emploi qui sont aussi au rendez-vous… Il faut limiter la casse Bref, cahin-caha, Claire-Sarah essaye de maintenir son navire à flot durant cette crise. Sa crainte : voir sombrer son droit au statut d’artiste. Les contrats ont été accumulés ces dernières années, peut-être pour rien, se tracasse-t-elle – en effet, avec un vide dans l’agenda comme celui présent à l’heure actuelle, le nombre de dates prestées en vue de l’obtention du statut aura sûrement un impact sur la balance nécessaire pour accéder à celui-ci -. Son espoir : que les choses bougent. "Ce serait bien qu’il y ait une meilleure coordination entre les différentes disciplines du secteur artistique. C’est peut-être le Cliquez sur S'abonner pour recevoir les dernières nouvelles.