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Les progrès technologiques dans l'industrie du verre et les systèmes d’accrochage, associés à l'avènement de nouveaux systèmes de parement tels que les murs rideaux et les façades à double peau, ont fait du verre un matériau largement utilisé dans l'architecture aujourd'hui. La facilité d'utilisation et la rapidité d'exécution dans la construction sèche ont accru la popularité de ce matériau. L'Algérie n'a pas échappé à la tendance internationale, et le verre a envahi le paysage urbain, ornant notamment les façades des équipements publics et privés. Les architectes ont sauté sur l'aubaine en usant et abusant de ce matériau censé garantir l'apparence, grâce aux effets visuels qu'il génère et à l'image moderne qu'il véhicule. L'installation de murs rideaux en verre en Algérie a touché non seulement les régions du nord au climat plus tempéré, mais aussi les régions de l'extrême sud au climat chaud et aride. Les murs rideaux en verre peuvent être associés à un bardage en panneaux composites communément appelé « Alucobond ». Ce dernier, comme Frigidaire, Jacuzzi ou Nescafé, a vu son nom s'imposer en langage courant comme les marques à succès citées plus haut. Le terme générique « Alucobond » désigne les façades ventilées utilisées comme parement. Bien que l'appellation d'origine fasse référence aux « panneaux composites constitués de deux tôles de parement aluminium et d'un noyau de remplissage minéral difficilement inflammable, voire incombustible, dans l'imaginaire collectif, le terme s’applique à l’ensemble des façades parées d’aluminium, de terre cuite ou de n’importe quel matériau léger de parement. L’alucobond possède d’énormes avantages notamment dans la mise en œuvre rapide de façades performantes et se prête à de multiples innovations. En Algérie, il représente un véritable phénomène de mode, notamment dans le revêtement extérieur des édifices publics et privés. Qualités esthétiques, rapidité de mise en œuvre et transparence séduisent les maîtres d'ouvrage, les maîtres d'ouvrage et même le public non utilisateur. Ce dernier ignore les graves dysfonctionnements qui résultent, non du procédé lui-même, mais d'un manque de maîtrise de sa mise en œuvre et d'une utilisation généralisée au mépris des facteurs environnementaux tels que le climat. Les procédés industriels qui ont envahi le paysage urbain algérien affectent négativement l'atmosphère intérieure des bâtiments qu'ils recouvrent, notamment en ce qui concerne l'usage, la perception et le comportement, mais affectent également négativement l'ambiance urbaine extérieure. Pour les bâtiments aux façades habillées de murs rideaux ou de larges baies vitrées, les raisons d'échec sont multiples : la première est l'utilisation quasi standardisée d'une même solution au nord et au sud du pays, alors que de grands architectes qui ont construit en climat chaud, même les plus modernistes d’entre eux, ont toujours veillé à utiliser des dispositifs pour limiter l’impact du soleil. Un simple panorama des bâtiments réalisés au nord et au sud montre une quasi-similitude des solutions. L'alucobond est utilisé pour des raisons esthétiques et de revêtement uniquement, également sans aucune isolation, il ne joue donc qu'un rôle mineur dans le changement climatique. L’impact de façades en verre et en alu, ces technologies non maîtrisées, ne se limite pas aux usagers directs, mais s’étend aussi aux espaces urbains dont elle impacte les ambiances. À ce niveau, outre le caractère neutre, banal et monotone des façades en verre ou en panneaux composites dans les espaces publics urbains, se pose un problème environnemental majeur : L'utilisation systématique et abusive des façades vitrées a un fort impact négatif sur l'environnement urbain. L'épisode du "20 Fenchurch Street" à Londres est toujours d'actualité. Ce phénomène peut être exacerbé par d'autres paramètres tels que la texture des autres bâtiments, le type de pavage et la largeur de la rue. Résultat : la chaleur est conservée à l'échelle de l'espace urbain. Les observateurs disent que les dommages causés par les immeubles de grande hauteur aux façades en verre réfléchissant ne se limitent pas au réchauffement des villes ; ils tuent également des oiseaux, par exemple par des collisions. Certes, on n'en est pas encore là en Algérie, mais l'engouement grandissant pour la transparence et le verre laisse présager les désillusions de demain, il faut donc tirer la sonnette d'alarme avant qu'il ne soit trop tard. Aussi important que l'impact de l'environnement sur les villes, la disparition de la notion de lieu et les changements drastiques des paysages urbains et ruraux sont le résultat d'une double résignation : d'une part, la résignation des architectes et des propriétaires face à des industriels avides, désireux de vendre leurs produits, et d'autre part, la fascination des architectes pour les solutions industrielles porteuses d'image et de prestige.