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PIERRE CORNEILLE. Nous voici à un carrefour. S’y croisent la grande histoire littéraire, la petite mais brillante histoire théâtrale, la poésie galante et les potins mondains… Nous sommes dans les années 1657-1667. La troupe de Molière passe par Rouen, puis s’installe à Paris et fait l’événement. Dans ses rangs, Marquise du Parc. Marquise est un pseudonyme, la jeune femme a eu pour père un bonimenteur de foire. Elle fait tourner toutes les têtes, forte de son talent, de sa beauté et peut-être aussi de son penchant pour l’intrigue bien au-delà des planches. Trois auteurs ont été fous d’elle : d’abord, à Rouen, Pierre Corneille, l’auteur du « Cid » et d’une dizaine de succès et triomphes, la cinquantaine glorieuse, auréolé d’un prestige qu’on n’imagine pas encore susceptible d’être un jour mis en berne ; Thomas Corneille, son cadet de vingt ans, à l’époque lui-même célèbre et apprécié ; et enfin, à Paris, Jean Racine, encore inconnu, la vingtaine, les dents longues, le génie insolent, et qui va devenir en très peu de temps, le plus grand « tragédien » (entendez par là « dramaturge tragique ») de tout le théâtre français. Qui, croyez-vous, eut finalement toutes les faveurs de la très-belle ? Marquise devint bien la maîtresse et l’interprète de Racine, créa « Andromaque », de façon exceptionnelle semble-t-il, avant de mourir dans des conditions troubles et tragiques (avortement imposé, empoisonnement ?). Revenons au début de cette quête amoureuse à plusieurs voix : les efforts de Pierre Corneille pour charmer Marquise du Parc passèrent donc par ce poème mordant et fier que la postérité a retenu. La vexation anticipée du « grison » (homme aux tempes grises, appellation traditionnelle pour désigner au dix-septième siècle l’homme mûr devenant un jeune vieillard) lui souffle certains de ses traits les mieux scandés et les plus savoureux heptasyllabes de son œuvre. [Deux playlists à feuilleter : « Pierre Corneille », faite d’extraits de son théâtre, bien sûr ; « Petits histoires et grands points de vue sur le théâtre » dans laquelle anecdotes, déclarations et théories s’entrecroisent.]