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Une photo et une rencontre sont à l'origine de la passion d'Emmanuel Lepage pour la bande dessinée. Pour le plus grand plaisir de tous ceux qui voyagent à travers ses albums ! « Emmanuel Lepage, l’explorateur » : le titre de l’exposition que le Musée de la bande dessinée de Bruxelles lui consacre en dit long sur l’œuvre que le dessinateur breton construit depuis trente ans. Loin de l’image de l’auteur isolé dans son atelier, Emmanuel Lepage, d’origine bretonne, incarne l’artiste avide de voyages, de rencontres, de découvertes et de partage. Il emmène ses lecteurs en Amérique du Sud via Terre sans mal et Muchacho, puis se met au reportage dessiné après avoir découvert l’Antarctique. De là naissent, entre autres, Voyages aux Îles de la Désolation, Un Printemps à Tchernobyl et la Lune est blanche. Son goût pour l’évasion et sa curiosité pour le monde et les gens donnent forme à une œuvre colorée d’une grande finesse et sensibilité, synonyme d’exaltation, d’intensité et d’humanité. Ses couleurs somptueuses et ses récits nous emmènent dans un univers fascinant qui invite à voir le monde autrement… --- « Emmanuel Lepage, l’explorateur » : à voir jusqu’au 8 mars 2020 au Centre Belge de la Bande Dessinée, dit Musée de la BD, Rue des Sables 20, 1000 Bruxelles. Ouvert tous les jours de 10 à 18 heures. --- Abonnez-vous pour retrouver toutes les vidéos RFI : / @rfi_fr ----------- "Le voyage qui m’a le plus marqué, c’est Tchernobyl. Ça n’a pas été le voyage auquel je m’attendais, au fond." Né en Bretagne, où il est toujours basé, Emmanuel Lepage est tombé dans la BD dès l’enfance. "J’ai toujours lu de la BD, même avant de savoir lire, d’ailleurs. Ma première influence graphique, ce qui m’a ouvert au monde de la bande dessinée, c’est Tintin." En découvrant une photo d’Hergé au dos d’un album, l’enfant réalise bientôt que, derrière le livre, il y a quelqu’un. "Ce doit être formidable, en fait, de passer sa vie à raconter des histoires ! Je pense que l’idée de faire de la bande dessinée mon métier vient de là. " En 1980, alors qu’il n’a que 13 ans, il écrit au seul dessinateur installé dans sa ville… Jean-Claude Fournier, Célèbre auteur Spirou, lui propose de passe le voir ! "Voilà comment j’ai rencontré, en 1980, mon premier auteur de BD. Un moment extraordinaire, inouï. Je me suis dit : je peux le faire, puisque j’en ai rencontré un. Donc ça existe ! Je viens vraiment de la BD franco-belge, donc plutôt Spirou, l’école humoristique. Mon premier maître Jean-Claude Fournier était le dessinateur de Spirou. Mais je me rends compte qu’au gré des histoires que je raconte, je tends plus vers le réalisme. " Dans l’apprentissage du jeune dessinateur, un 2e nom apparait : celui de l’illustrateur Pierre Joubert. "J’ai été extrêmement touché par son dessin. Ma mère avait été scoute, elle avait les romans « Signe de piste » où étaient les dessins de Pierre Joubert. " Est-ce de là que lui vient le goût de l’ailleurs, du dépassement, du dépaysement ? Toujours est-il que, parmi ses nombreux albums, plusieurs sont tirés de grands voyages. Des moments où le dessin naît physiquement… "C’est vraiment en partant pendant plusieurs semaines sur le Marion Dufresne, le bateau ravitailleur des mers australes, que j’ai vraiment pu appréhender la mer dans mon corps. J’ai passé du temps sur un bateau, dans des mers où ça secoue… quand même, avec les 40èmes rugissants et les 50èmes hurlants. Le fait de la ressentir physiquement m’a permis de l’appréhender autrement, graphiquement, aussi." Mais un voyage restera différent des autres. "Le voyage qui m’a le plus marqué, c’est Tchernobyl. Ça n’a pas été le voyage auquel je m’attendais, au fond. Je pensais ramener un carnet de voyage en noir et blanc. Pour moi, Tchernobyl ne pouvait s’énoncer qu’en noir et blanc, la couleur de la mort, de la morbidité, de la tristesse, de la catastrophe. En vivant là-bas, je me suis rendu compte que c’était autre chose. Et j’ai ramené autre chose. A la fin, s’il n’en reste qu’un, ce serait "Un printemps à Tchernobyl". Celui-là, je n’y changerai pas un dessin ni une ligne."