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Resumé L’année 2020, en pleine pandémie de COVID-19, a été marquée par de nombreuses mobilisations pour l’équité et les droits de populations minorisées en Amérique du Nord, particulièrement en matière antiraciste et féministe. Cette contribution émane de la thèse doctorale de la présentatrice (Souffrant, à paraître). Réalisée entre 2019 et 2025, cette thèse portait sur le militantisme des femmes Noires contre les violences sexuelles au Québec à l’ère du mouvement #MeToo. La présentation explorera les enjeux éthiques, politiques et épistémologiques qui accompagnent le processus d’édification d’individus comme porte-paroles et visages légitimes de mobilisations collectives pour l’équité en matière féministe et antiraciste. À partir des cas du mouvement #BlackLivesMatter et des vagues de dénonciations de violences sexuelles au Québec, une analyse féministe et autoethnographique (Ettorre, 2017) nous permettront d’articuler le positionnement « d’outsider-intégré » (Collins, 1986) et d’intellectuelle publique de l’auteure, à la lisère de l’académie, du monde médiatique et des espaces militants et communautaires. Par le concept de « déférence épistémique » (Táíwò, 2021) l’auteure illustrera les dangers avérés et les paradoxes des usages des théories du point-de-vue situé dans les espaces féministes et antiracistes ainsi qu’une déconstruction du concept de « transfuge de classe » (Faerber, 2024; Véron & Abiven, 2024). Nous comprendrons que la manière dont ces théories sont mobilisées, particulièrement lors et après l’apogée de mouvements sociaux, porte le risque avéré de (re)productions d’injustices épistémiques (Fricker, 2007) pouvant mettre en échec la noble visée de la justice sociale qui caractérise le travail social et la recherche universitaire dans cette discipline. En somme, cette présentation en appelle à toute personne engagée pour la justice sociale de développer une praxis dite « responsable » sur le plan épistémique (Berthelot-Raffard, 2018). Kharoll-Ann Souffrant est travailleuse sociale et candidate au doctorat en travail social à l’Université d’Ottawa. Elle termine la rédaction d’une thèse doctorale portant sur le militantisme des femmes afrodescendantes au sein des luttes féministes québécoises contre les violences sexuelles à l’ère du mouvement #MoiAussi. Elle a donné plusieurs charges de cours au premier cycle et aux cycles supérieurs en travail social, études féministes, études noires et criminologie/victimologie au Québec et en Ontario. Elle est l’autrice de l’essai littéraire primé Le Privilège de dénoncer – Justice pour toutes les victimes de violences sexuelles paru aux Éditions du Remue-ménage en novembre 2022. Elle dirige présentement un projet d’ouvrage collectif portant sur les mobilisations contemporaines de féministes contre les violences sexuelles à paraître chez Canadian Scholars Press réunissant une trentaine de personnes contributrices émergentes et établies issus du milieu communautaire et académique.