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Merci à tous ceux qui soutiennent le compte! (like, abonnement, partage, commentaire, ... - vous êtes les meilleur(e)s!) Les fabulistes vous souhaitent une belle journée 🌸 pour plus d'info : Walter Benjamin, penseur et critique allemand du début du XXe siècle, est connu pour ses réflexions sur la culture, l'histoire et la philosophie. Son œuvre Le Capitalisme comme religion (Der Kapitalismus als Religion), écrite en 1921, est un court texte qui reste fragmentaire et énigmatique, mais qui offre une perspective fascinante sur le capitalisme. Ce texte n’a jamais été publié de son vivant et figure dans ses écrits posthumes. Contexte intellectuel Benjamin écrit ce fragment dans un moment de profonde crise intellectuelle et politique, marqué par les bouleversements sociaux après la Première Guerre mondiale, la montée du capitalisme industriel, et les influences croisées de Nietzsche, Marx et le romantisme allemand. Il était également influencé par des traditions théologiques, notamment le judaïsme, et les théories de Max Weber sur le lien entre protestantisme et capitalisme (L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme). Thèse principale Dans Le Capitalisme comme religion, Benjamin avance une idée audacieuse : le capitalisme n'est pas seulement un système économique ou social, mais une forme de religion. Il identifie plusieurs traits qui caractérisent cette religiosité propre au capitalisme : Un culte sans trêve : Le capitalisme fonctionne comme une religion de culte continu, sans jour de repos ni suspension. Chaque moment de la vie est absorbé par cette dynamique, que ce soit à travers la consommation, la production, ou l’accumulation. Benjamin insiste sur l'idée que ce culte ne vise pas une rédemption future, mais s'exerce de manière incessante dans le présent. Un culte culpabilisant : Contrairement aux religions traditionnelles qui offrent des formes de rédemption ou de pardon, le capitalisme impose une culpabilité perpétuelle. L'individu est constamment évalué en fonction de son succès économique, de sa productivité ou de sa consommation, générant un sentiment de faute sans possibilité de rachat. L'argent comme objet sacré : Benjamin voit dans l’argent un substitut divin, une forme d’idole moderne. Il devient à la fois le moyen et la fin ultime, doté d'une puissance quasi mystique dans la société capitaliste. L'absence de théologie : Le capitalisme ne propose pas de système théologique au sens classique, mais fonctionne comme une religion immanente. La quête du profit et l'accumulation des richesses deviennent les pratiques rituelles de ce culte. Une religion destructrice : Benjamin considère que le capitalisme est une religion qui ne vise pas le salut des hommes, mais leur destruction. Cela s’observe notamment dans les crises économiques et sociales, qui sont perçues comme des manifestations de cette logique religieuse. Liens avec d'autres penseurs Nietzsche : Benjamin s'appuie sur l’idée nietzschéenne de la "mort de Dieu" et sur l’affirmation que les valeurs religieuses traditionnelles ont été remplacées par de nouvelles formes de croyances. Marx : Le texte résonne avec l’idée marxiste de la "marchandisation" des rapports humains, où tout devient une question de valeur d'échange. Max Weber : Benjamin radicalise l’analyse de Weber en affirmant que le capitalisme dépasse les origines religieuses protestantes pour devenir une religion autonome. Réception et influence Bien que court et elliptique, Le Capitalisme comme religion a eu une grande influence sur la pensée critique contemporaine, notamment dans les domaines de la philosophie, de la sociologie et de la critique culturelle. Des penseurs comme Giorgio Agamben, Fredric Jameson ou encore Slavoj Žižek se sont inspirés de cette idée d’une religiosité intrinsèque au capitalisme pour repenser ses effets sur la société et les individus. Perspectives modernes Dans le contexte actuel, marqué par la consommation de masse, le néolibéralisme et les crises écologiques, les réflexions de Benjamin trouvent une résonance particulière. Le capitalisme contemporain, avec ses publicités omniprésentes, ses algorithmes dictant les comportements, et son obsession pour la croissance infinie, peut être vu comme un culte toujours actif, où les "fidèles" participent inconsciemment à un système qui dépasse leurs vies individuelles.