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De la gamine assise au pied d'un lampadaire, Qui lisait tranquillement un poème de Baudelaire, A l'amie disparue que j'attends aujourd'hui, Il n'y avait qu'un pas et ce pas est franchi. La pluie pleurait en vers sur ses épaules frêles, Les mots coulaient en elle comme une douce ritournelle. Elle rêvait d’azur, d’absolu, de lumière, Sans savoir que le monde se nourrit de chimères. Le trottoir respirait, la nuit perdait son nom, Les heures s’égaraient dans un verre de goudron. Un pas, un pas seulement... mais le sol s’est fendu, Et l’enfance est tombée dans un futur sans rue. La gamine est une femme cousue de lents mirages, Elle porte une horloge à la place du visage. Chaque seconde la mord, chaque minute a des dents, Le temps lui parle tout bas, moqueur, ricanant. L'auteur des Fleurs du mal a germé dans ses veines, Un spleen phosphorescent éclaire son domaine. Il a laissé ses cendres dans le creux de sa voix, Et moi, je me dissous aux lieux où elle n’est pas... Elle a fuit, emportant la clef de mes saisons ; Mes étés se font cendres, mes hivers des prisons. Mon cœur est un jardin retourné par le vent, Où les roses oubliées y saignent lentement. Soleil de mon été et neige de mon hiver, Seul pays de l'atlas, seul être sur ma terre, Tu m'as laissé atteindre l'amère heure du réveil, Seul avec les odeurs des rayons du soleil... Il ne reste à mon cœur que des rêves liquides, Des phrases sans murmure, des miroirs avides. Là où je tends mes mains, elles traversent ton nom, L’amour est un oiseau, fuyant, sans horizon. Erato marche nue sur le fil de ma voix, Elle renverse les rimes et se moque de moi. O Muse ivre, muse folle, déchire mon présent, Et rends-moi ce sourire précédent le néant. Erato ! Erato ! Crie la nuit dans ma chair. Replie le ciel fourbu, plonge et recouds la mer. Reviens-moi par la brèche de ce chant abyssal, Explose les vitraux ! Reviens-moi vite, Chantal.