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Salut, voici un nouveau format. Un format entre découverte et évasion tout en légèreté. Le « château de la Reine Blanche », situé à l'extrémité ouest des étangs de Commelles, est le bâtiment emblématique des étangs, sur les communes d’Orry-la-Ville et de Coye-la-Forêt au sud du département de l'Oise, font partie du domaine de Chantilly. Selon la légende, la reine Blanche de Castille y aurait résidé. En fait, de son vivant, l'édifice n'existait pas encore. Propriétaire de cette partie des étangs à partir de 1293, Pierre de Chambly, seigneur de Viarmes fait construire un logis flanqué de quatre tourelles en encorbellement. Il porte dès lors le nom de la Loge de Viarmes. Pierre de Chambly a pour successeur Jean de Boulainvilliers, auquel le duc Louis Ier d'Orléans achète le domaine de la Loge de Viarmes en 1406, pour en faire aussitôt don aux Célestins de Paris, qui cependant le vendent dès 1412 à l'abbaye de Royaumont. Les premières mentions du moulin flanquant la loge remontent au XVe siècle, mais le gros œuvre de ses maçonneries paraît contemporain au logis. Quand en 1655, Toussaint Rose achète la seigneurie de Coye, il cherche à agrandir ses terres et c'est ainsi qu'il procède à un échange avec les religieux de Royaumont, cette opération faisant de lui le propriétaire du domaine de la Loge, en mauvais état avec un étang à moitié comblé. Après la mort de Toussaint Rose, survenu le 6 janvier 1701 à l'âge de quatre-vingt-neuf ans, les héritiers vendent rapidement le domaine à la famille de Bourbon-Condé qui le garde jusqu'en 1788. La loge sert ensuite de logement au meunier. En cette année, Guillaume Mandrou de Villeneuve, qui avait racheté le château de Coye un an auparavant, rachète également la Loge de Viarmes et transforme le moulin en papeterie, comme il l'avait fait avec la manufacture de Coye. Quatre changements de propriétaire s'enchaînent entre 1795 et 1815, mais le destin du château de Coye et de la Loge de Viarmes restent liés. Cela change quand Alexandre Andryane, propriétaire du château de Coye (qui reste toujours dans sa famille jusqu'à ce jour), cède le domaine de la Loge à Louis VI Henri de Bourbon-Condé en 1825. Ce dernier charge aussitôt son architecte, Victor Dubois, de reconvertir la Loge en un rendez-vous de chasse. Le bâtiment est un exemple très précoce pour la France de style néogothique. Cette précocité est sans doute due au séjour du prince en Angleterre. Les travaux durent jusqu'en 1828. Trois statues de chevaliers, ajoutées sur la façade, sont réalisées par les sculpteurs Boichard et Thierry, tout comme les consoles sous la forme d'animaux fantastiques, les gargouilles et les balustrades. À l’intérieur, le bâtiment est constitué de deux pièces : un salon au rez-de-chaussée et une salle à manger au premier étage, auxquelles s'ajoutent des dégagements dans les tourelles. Les pièces sont voûtées sur croisées d'ogives, et les murs agrémentés de stucs imitant des lambris et de tentures vertes. Le mobilier d'origine dans la salle à manger était aussi dans le même style avec chaises à haut dossier et tables de bois. L'apparence générale est très proche de celle du château de Mont-l'Évêque, situé dans la région et datant de la même époque. Les environs du bâtiment servent pendant tout le XIXe siècle de point de départ ou d'arrivée des chasses des princes et des ducs. Le 11 mars 1882, une grande chasse est donnée en l'honneur d'Élisabeth d'Autriche, et le lunch est servi au château de la Reine Blanche. Contrairement au sort qu'il a réservé à la majorité du domaine de Chantilly, le duc d'Aumale ne donne pas à l'Institut de France le château de la Reine Blanche qui devient, à sa mort en 1897, la propriété du duc de Chartres. Le décor intérieur du bâtiment subsiste, bien qu'en état médiocre. Loué pour un bail commercial par l'Institut de France, il ne se visite pas. Le bâtiment est classé Monument historique depuis le 9 mai 1989. Source : Wikipédia