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Rencontre avec Gabriel Mouesca directeur de la 1ère prison alternative à Tarnos dans les Landes. Déjà dans les années 50, jeune magistrate à la direction de l'Administration pénitentiaire, Simone Veil avait tenté d'humaniser les prisons françaises. Dans Une vie (éd. Stock, 2007), elle raconte l'horreur qui la saisit lors de ses premières visites de maisons d'arrêt en 1957, et son sentiment, parfois, "de plonger dans le Moyen Age" tant les "conditions" sont "scandaleuses". Outre les insuffisances matérielles, la magistrate dénonce "tout ce qui génère humiliation et abaissement de l'autre", s'indignant ainsi des "pratiques particulièrement perverses" de la directrice de la prison pour femmes de Rennes. Elle fait enfin ouvrir des bibliothèques et et des structures scolaires pour les mineurs, "au grand dam", souligne-t-elle, "des esprits les plus étriqués, sans doute les pères de ceux qui devaient ensuite s'élever contre les prisons trois étoiles". En arrivant à l’administration pénitentiaire, elle découvre « une réalité désespérante, [qu’elle n’aurait] jamais pu imaginer », qui lui donne « parfois le sentiment de plonger dans le Moyen Âge » et qui heurte profondément sa « sensibilité extrême à tout ce qui, dans les rapports humains, génère humiliation et abaissement de l’autre ». Même si elle déplore que « l’État ne se donne pas les moyens d’améliorer le régime carcéral », aux côtés d’un sous-directeur dont elle partage la conception d’une prison qui doit « servir à élever intellectuellement les détenus, et pas seulement à les punir », elle œuvre à de nombreuses améliorations des conditions de vie en prison : le passage de camions radio pour dépister la tuberculose, la création de centres médico-psychologiques, l’installation de bibliothèques, de structures scolaires pour les mineurs. Elle se soucie tout particulièrement du sort des femmes, bien moins nombreuses que les hommes, mais davantage soumises à des brimades et à des humiliations.