У нас вы можете посмотреть бесплатно Gros chagrins — Georges Courteline (1897) Caroline, Gabrielle или скачать в максимальном доступном качестве, видео которое было загружено на ютуб. Для загрузки выберите вариант из формы ниже:
Если кнопки скачивания не
загрузились
НАЖМИТЕ ЗДЕСЬ или обновите страницу
Если возникают проблемы со скачиванием видео, пожалуйста напишите в поддержку по адресу внизу
страницы.
Спасибо за использование сервиса ClipSaver.ru
Caroline. --- Ah ça! mais, tu pleures! Gabrielle, éclatant en sanglots. --- Ah! ma chère! ma chère! Caroline. --- Mon Dieu, que se passe-t-il? Gabrielle. --- Une chaise!... donne-moi une chaise! Caroline, la faisant asseoir. --- Tiens! Gabrielle. --- Merci!... Un verre d'eau, veux-tu? Caroline. --- Tout de suite!... Mon pauvre chat! Mon pauvre chat !... Pour Dieu, qu'est-ce qui t'est arrivé?... Tiens, bois! Gabrielle, prenant le verre. -- Merci! -- Aide-moi à dégrafer mon boa. Tâte mes mains! Caroline. -- Tu as une fièvre!... Gabrielle. --- Je suis comme une folle! Caroline. --- Calme-toi; je t'en supplie! Tu me tournes les sangs! Gabrielle. --- Je suis comme une folle, je te dis. Caroline. --- Bois encore un peu. Là!... Voilà!... Te sens-tu un peu mieux? Gabrielle. --- Oui... non... oui... Je ne sais pas!... Ah! mon Dieu, mon Dieu! Soyez donc une honnête femme! Caroline. --- Enfin que se passe-t-il? Gabrielle, avec éclat. -- Ce qui se passe?... Il se passe que mon mari me trompe! Caroline, incrédule. -- Non? Gabrielle. --- Si! Caroline, les bras cassés. --- Qu'est-ce que tu me dis là! Gabrielle. --- La vérité. Caroline. --- Fernand? Gabrielle. --- Fernand! Caroline. --- Qu'est-ce qui aurait pu croire ça de lui? Gros Chagrins -- 1 Gabrielle. --- Crois-tu, hein? Après neuf ans de mariage! En pleine lune de miel! Caroline, atterrée. --- Eh bien, nous sommes propres, toutes les deux! Gabrielle, avec espoir. --- Ah bah!... Est-ce que toi aussi?... Caroline. --- Non; moi, ce n'est pas cela. Seulement, imagine-toi que j'ai tous les ennuis: ma belle-mère est à l'agonie et je suis sans bonne. Gabrielle. --- Allons donc! Caroline. --- C'est comme je te le dis. Gabrielle. --- Tu as renvoyé Euphrasie? Caroline. --- Ce matin! Gabrielle. --- En voilà une histoire! Caroline. --- Ne m'en parle pas; j'en suis malade. D'autant plus que c'était une perle, cette fille! Gabrielle. --- C'est vrai? Caroline. --- Une perle! Un diamant! Elle avait toutes les perfections! -- Mais voleuse!... Gabrielle. --- Qu'est-ce que tu veux! Quand ce n'est pas ça, c'est autre chose. Ainsi moi, ... tu te rappelles Adèle, ma femme de chambre? Caroline. --- Parfaitement. Une grande bringue qui avait une tête de brochet? Gabrielle. --- Précisément! Caroline. --- Eh bien? Gabrielle. --- Est-ce qu'un jour... -- non, mais écoute ça, -- ... je ne l'ai pas pincée en train de se débarbouiller avec mon éponge de... toilette? Caroline, suffoquée. --- Pas possible? Gabrielle. --- Ma parole d'honneur! Caroline. --- Ah! la sale bête! Je l'aurais tuée! Gabrielle. -- Tu es bonne! On n'a pas le droit. -- Qu'est-ce que je disais donc? (Eclatant.) Ah oui! Alors voilà, ma chère; il me trompe! Caroline, la consolant. --- Eh là! Eh là! Gabrielle, hurlant. --- Hi! Hi! Hi! Caroline. --- Es-tu sûre, au moins! Gabrielle, les mains au ciel. --- Ah! Dieu! Caroline. --- Mon pauvre chou! Mon pauvre chat! Gabrielle, toujours sanglotante. --- Ah! oui, va, tu peux me plaindre! Je suis assez malheureuse. Caroline. --- Mais je te plains de tout mon coeur! Ah! bien sûr non, tu n'avais pas mérité ça! Gabrielle. --- Enfin, est-ce vrai? Caroline. --- Voyons, conte-moi ça en détail. Dis-moi tes peines, ma chérie; cela te soulagera toujours un peu. Gros Chagrins -- 2 Gabrielle. --- Eh bien voilà. (Elle se mouche, se tamponne les yeux, etc.) Tu sais que Fernand va à la Bourse tous les jours? Moi, je reste seule, et je m'ennuie. Alors, qu'est-ce que je fais? Caroline. --- Tu retournes ses poches, je connais ça. Gabrielle. --- Parfaitement. Et je fouille dans son secrétaire. Caroline. --- Tu as la clé? Gabrielle. --- J'en ai fait faire une. Caroline. --- Ce que tu as bien fait! Gabrielle. --- N'est-ce pas? Caroline. --- Tiens!... Gabrielle. --- Oh! ce n'est pas par curiosité! Caroline. --- Bien sûr, non! Gabrielle. --- C'est par prévoyance! Caroline. --- Sans doute! Gabrielle. --- Mieux vaut avoir deux clés qu'une seule. Au moins si on perd la première... Caroline. --- On a la seconde. Gabrielle. --- Voilà tout. -- Et à propos; que je te fasse rire! Est-ce que je t'ai conté que l'autre jour, j'avais perdu la clé de chez nous? Caroline, très intéressée. --- Ta clé! Non! Quand? Gabrielle. -- La semaine dernière! Comment, je ne t'ai pas dit cela? Caroline. -- En voilà la première nouvelle! Gabrielle, se tordant de rire. --- Ah! ma chère!... Ça a été toute une histoire! J'avais passé la soirée chez maman, figure-toi. Tu sais que maman, le jeudi soir, donne du thé et des petits fours? Bon! Minuit sonnant, je saute en fiacre; j'arrive chez nous, je grimpe mes trois étages quatre à quatre. Une fois à ma porte, pas de clé... #Groschagrins #GeorgesCourteline #Theatre – Activez les sous-titres dans la vidéo pour suivre avec le texte INTÉGRAL et original – http://www.courteline.org/courteline2... Lu par Michel Garçon, professeur de phonétique française Frenchphonetics.com