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Les personnes souffrant de troubles psychiques ont longtemps été tenues à distance de l’accès à un logement autonome. L’histoire de la psychiatrie est marquée par la place dominante de l’hôpital, seul modèle pour accueillir et soigner « la folie ». Au lendemain de la 2e guerre mondiale, l’asile se transforme progressivement en institution plus humaine et plus ouverte vers la société ; dans le secteur associatif fleurissent de nouvelles expériences pour de nouveaux publics (enfants, personnes handicapées, personnes âgées…) qui seront à l’origine de l’actuel secteur médicosocial. Pour autant, cette transformation de l’hôpital soutenue par le courant de la psychiatrie de secteur et la création de nouvelles institutions qui rassemblent en leur sein, soin – éducation - pédagogie, restent attachées à la nécessité d’un lieu établi, circonscrit, souvent isolé du monde. Au fil de l’évolution sociétale (aides au logement pour les personnes les plus démunies, AAH), mais également sous l’impulsion de nouvelles politiques publiques (loi de 2005), les représentations évoluent et l’hôpital, les ESMS se tournent de plus en plus vers l’accès au logement autonome. Si ce virage ambulatoire tend vers l’accès au droit commun, il permet aussi de réduire les coûts des établissements liés à l’hébergement et convoque de nouvelles modalités d’accompagnement au domicile (SAAD, SAVS, SAMSAH, équipes mobiles…). Aujourd’hui, il existe de nombreuses modalités d’habitat accompagné pour les personnes souffrant de troubles psychiques : appartements thérapeutiques, appartements supervisés, SASLA, Résidences accueil, Habitat partagé ou participatif, Habitat inclusif dont les familles gouvernantes, aide à la vie partagée, Un chez soi d’abord… Tous ces dispositifs tendent vers la réinscription sociale de la personne, via l’accès à un logement personnel, si possible, de droit commun. Cette mutation constitue une étape sociétale importante qui participe à déstigmatiser les représentations liées aux problématiques psychiques et permet à la personne de s’inclure dans la société, d’être davantage un citoyen comme les autres. Pour autant, cet accès au logement ne suffit pas à garantir un sentiment continu d’existence et la construction d’une vie quotidienne dont nous savons combien elle est importante pour structurer le rapport au monde, au Réel. Si les nouveaux dispositifs d’habitat semblent aujourd’hui se développer et répondent aux besoins des personnes concernées, il nous appartient de réfléchir plus précisément aux modalités d’accompagnement et de soin au domicile afin d’apporter au sujet, le sentiment d’habiter un chez soi pour de vrai.