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Depuis les années 1990, des Touaregs et des Arabes des régions nord du Mali mènent une lutte pour l’autodétermination et pour la libération d’un territoire qu’ils appellent Azawad. Cette conférence propose de retracer l’histoire de cette revendication. Au commencement était une appellation géographique. L’Azawad désignait une plaine légèrement encaissée, située entre Tombouctou et Arawan au nord. La première mention écrite du nom figure dans le Tarikh-es-Sudan, écrit vers 1650. Il apparaît alors sous la forme Azawa ou Azawat, marquant une étymologie berbère. En langue tamasheq, azawa (ou tazawat) désigne une cuvette ou un plat creux dans lequel on sert le repas. L’appellation est ensuite reprise sous la plume de l’explorateur allemand Heinrich Barth (1857), sous une forme arabisée cette fois, avec un « d » à la fin. Azawa devient Azawad. L’acception géographique du terme demeure sous l’occupation coloniale française, au même titre, par exemple, que l’Adagh ou le Tamesna plus à l’est. Dans les rapports des administrateurs, l’Azawad est un espace qui s’étend au nord de Tombouctou, sans que les limites soient précisément définies. Lorsque survient la première révolte touarègue contre l’Etat malien indépendant, en 1963, il n’est pas question d’autodétermination d’un peuple. Et encore moins de revendication territoriale. C’est seulement à partir de 1990 que le terme Azawad acquière une dimension politique et cristallise un imaginaire de lutte et de libération. C’est là que l’histoire de l’Azawad, en tant que territoire revendiqué, commence. Le propos de cette conférence sera d’interroger, à la fois, les ressources mobilisées pour faire vivre et advenir « la cause » de l’Azawad et les réticences et les oppositions à l’œuvre. Quels ancrages dans un passé inévitablement recomposé ? Comment concilier lutte pour l’autodétermination d’un peuple « nomade », structuré par la mobilité et les échanges, et revendication d’un territoire strictement délimité ? Quels sont ou quels seraient les contours de ce peuple de l’Azawad ? Pourquoi cette lutte politique déclenche-t-elle autant de rejet et de haine de la part du pouvoir central de Bamako ? Pourquoi cette cause ne parvient-elle pas à fédérer l’ensemble des composantes des sociétés concernées ? Comment appréhender les réticences des pays voisins et, plus largement, de la communauté internationale ?