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Caroline Brémaud fut cheffe du service des urgences du centre hospitalier de Laval en Mayenne. Elle fut évincée de ce poste pour avoir trop dénoncé le système hospitalier que l'on détruit chaque jour pour en faire un système " à l'Américaine" . :https://www.actu44.fr/ancenis-chateau... Lorsque la rentabilité commande la santé publique en France, cela devient dramatique. Notre espérance de vie en bonne santé a baissé en quelques années. Rencontre avec cette femme qui se bat au quotidien au sein d'une équipe médicale soudée. Moi j’adore mon métier, même si je râle sur tous les dysfonctionnements. On touche à ce qu’il y a de plus intime, on est dans une relation avec le patient et sa famille qui ne peut être que sincère puisqu’on est dans le moment de l’urgence. On ne fait plus semblant en fait. Et c’est beau et donc, des fois, on accompagne les gens pour finir leur vie, des fois on leur sauve la vie, et puis des fois on les fait naître. Des fois on fait des accouchements à domicile. On nait à l’hôpital et on meurt à l’hôpital. Donc on a un devoir d’accompagner les gens dans la dignité dans le respect et je pense que on touche à l’indigne en ce moment. Ancenis, Châteaubriant ou Laval : les urgences sont mal en point Façade du centre hospitalier de Laval en Mayenne où exerce Caroline Brémaud © Anne Chanrond. J’ai eménagé à Laval en novembre 2010 et j’étais enceinte de mon premier enfant. Je suis venue pour être interne en fait, pour faire mon premier semestre de médecine générale. C’était mon choix au moment où j’ai passé l’examen national classant. C’était pas mon choix quand je suis rentrée en médecine mais ça l’est devenu au bout d’un certain nombre d’années d’études. Je voulais faire la médecine générale en milieu plutôt rural. Et puis, après la vie a fait que j’ai pris d’autres décisions. J’ai toujours connu les urgences en grève Depuis que je suis urgentiste, depuis 2019, moi j’ai toujours connu les urgences en grève. Donc, moi j’ai passé mon…J’ai commencé à travailler aux urgences en tant que médecin généraliste en 2016. J’ai repris mes études en 2017 jusqu’en 2019 où j’ai passé la capacité de médecine d’urgence et j’ai été diplômée en juin 2019. Et puis les choses se sont aggravées. On a eu une période finalement où pendant le Covid, on a réussi à travailler dans des conditions qui étaient pas trop complexes parce qu’on n’a pas eu dans notre département (Mayenne_NDLR) une grosse charge virale. Donc on a réussi en s’organisant à adapter les moyens au besoins. Et puis l’après covid, par contre a été catastrophique au niveau national et à Laval on n’a pas fait exception. Actuellement c’est une profession qui est sinistrée, je crois que c’est le mot qu’on peut employer ll y a beaucoup de jeunes qui arrêtent l’exercice de la médecine d’urgence parce qu’ils sont dégoûtés des conditions de travail et de comment on traite nos patients parce qu’on n’a pas d’autres moyens. Ils sont écœurés et fatigués. Donc, ils arrêtent et c’est comme ça un petit peu partout en France. Dans notre région Pays de la Loire, c’est assez marqué, mais pour côtoyer des gens de toute la France, on retrouve les mêmes difficultés pour des raisons que j’ai du mal à comprendre. L’État est censé nous aider, mais depuis quelques années les décisions qui sont prises, elles nous enfoncent, pour moi, par ego. On peine à trouver des urgentistes, des médecins généralistes. Ils ont réformé les études de médecine et donc maintenant l’examen national classant si je ne me trompe pas, on le présente au bout de la 5ᵉ année et donc il y a la promo là qui subit la réforme et cette promo qui subit la réforme, c’est auto nommée la promo crash test. Et donc comme ils ne sont pas satisfaits des conditions de stage, leur temps de travail pour réviser enfin de plein de choses, ils ont été nombreux à décider de redoubler. Mais nous, on le savait à l’avance, pour les côtoyer régulièrement dans les services, ils nous avaient dit non mais moi, je sais déjà plusieurs mois l’avance que je vais redoubler. On avait estimé qu’il serait à peu près 900 ou 1000 à choisir de redoubler et finalement, ils sont 1500. Et puis, après, je pense qu’il y a une volonté cachée et non assumé d’anéantir le système de santé français et qu’eux les ministres n’ont pas toujours la main sur ce qui ce n’est pas du complotisme que je fais, c’est je pense qu’il y a une volonté non assumée de détruire le système de santé actuel pour pouvoir mettre en place un système qui de près ou de loin ressemblera à un système plus américain. Et donc là, on fait éclater le système pour pouvoir reconstruire quelque chose derrière. Qu’est-ce qu’il a dit notre Président » C’est difficile de reconstruire quelque chose tant que tout n’est pas anéanti « voilà donc il a dit ça il y a quelques mois ou un deux ans, je ne sais pas.