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L'ouroboros (1) La névrose, le deuil, le plaisir, la tendresse, De nos cœurs dépravés sont les fourbes serpents ; Ainsi, persévérant dans une aveugle ivresse, Notre masse putride est toujours en suspens. De nos illusions la mendicité blême, N’emprunte aux boniments qu’un stérile secours, Et nos sens hébétés par la torpeur extrême, Planent comme un essaim de rigoureux vautours. Plus impuissante et soûle en ses acrimonies, Notre froide parade aux piteux engouements, Suffoque en rejouant ses mièvres symphonies, Sous le fouet du délire et des maux infamants. Comme un spasme avorté de précepte en précepte, Chaque distraction d’opulence et d’orgueil, Trahit en crevassant le front du pitre inepte, De l’Abrutissement l’inévitable écueil ! Dans les grossiers climats subornant la fortune, L’inquiète avarice et ses divers effets Étalant sans répit leur bassesse importune, Compte en stabilisant ses volages bienfaits ! Par la caducité de nos errances vaines, Imprudemment vautré dans ses désirs rétifs, L’égoïsme turpide en secouant ses chaînes, Stimule l’aiguillon des scrupules plaintifs. Pour briller à tout prix dans un siècle de boues, L’imbécile Insolence empoignant son fourreau, N’apporte entre l’excès de ses milliers de roues, Qu’une tête de plus au panier du bourreau ! (...) ------------------------------------------------------------------ L'ouroboros (2) La hargne et le dégoût de ce siècle banal, Tel qu’un Diable incarné par l’aride matière, Va cherchant son salut dans l’inceste infernal, Centuplent le Chaos, la Dèche et la Poussière !... Nos vices réarmant leur Despote effronté, De l’infâme progrès sont les hideurs nouvelles, Et l’incurable Ennui dans sa difformité, S’immisce en dévorant nos étroites cervelles ! Affreux, traître, malsain, précaire, enlinceulé, Jusqu’au moindre détail de ces ignominies, Tout atteste que Seul notre Enfer est peuplé, Et n’entraîne au trépas qu’un monceau d’avanies ! Ainsi qu’un paria chétif et malséant, Se poussant plus avant sur la planète immonde, Notre démarche intègre en l’abîme béant, N’y trouve que le Vide où la grandeur se sonde ! Gouffres torrentiels ! Désastres colossaux ! Vieux jouets du Vulgaire et des soins insipides, Dont les Contorsions aux degrés abyssaux, Outre le poids des ans sont nos Argyraspides ! Tout en se confinant dans la Corruption Crispant son large poing contre sa plaie impure, La Vanité fatale et la Destruction, Simulent leurs amours dont l’escarre suppure ! La moindre occasion, sous des masques blafards, Réclame son forfait et sa minauderie, Ne dispensant, hélas, au fond des lupanars, Que le souffle empesté de la maladrerie. Nos esprits captieux dénieront l’Examen, Mais n’échapperont pas, bien qu’ils ne désespèrent, Aux illustres Douleurs de l’abattoir commun, Dont les verrous sanglants, chaque jour se resserrent ! De cet emportement par la vigueur armé, Notre vie en faiblesse au Mensonge est rendue, Et, de son œil luisant, comme un rustre affamé, Veille aux germes pourris de sa quête éperdue ! L’Opprobre, la Vertu, la Honte et le Revers, Au sursis du berceau dont la détresse irrite, Ne nous ont professé, par leurs accents pervers, Que l’imitation d’un pauvre onirocrite. Par-devers l’ombre informe et nos vastes taudis, Les Intérêts brutaux traînant leur masse inerte, Se raillent de tous ceux qui dans ces temps maudits, S’inscrivent bêtement en contractant leur Perte ! Ces Orgueilleux parqués par un sot fourvoiement, De gestes sans raison envahiront la scène, Mais leur jeunesse austère échoira lestement À l’immense gâchis qui dès lors les entraîne En la spirale ardente où les jours abhorrés N’épandront, tôt ou tard, (unique perspective !), De tous nos rongements à la Mort consacrés, Qu’une vague rumeur misérable et captive !