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Andrée Esposito, soprano Christian Ferras, violon Pierre Barbizet, piano Le Quatuor Parrenin EMI 1968 Ernest Chausson — Chanson perpétuelle, Op.37 (1898). Arrangement de l'auteur pour quintette avec piano et soprano. Bois frissonnants, ciel étoilé Mon bien-aimé s'en est allé Emportant mon cœur désolé. Vents, que vos plaintives rumeurs, Que vos chants, rossignols charmeurs, Aillent lui dire que je meurs. Le premier soir qu'il vint ici, Mon âme fut à sa merci; De fierté je n'eus plus souci. Mes regards étaient pleins d'aveux. Il me prit dans ses bras nerveux Et me baisa près des cheveux. J'en eus un grand frémissement. Et puis je ne sais plus comment Il est devenu mon amant. Je lui disais: "Tu m'aimeras Aussi longtemps que tu pourras." Je ne dormais bien qu'en ses bras. Mais lui, sentant son cœur éteint, S'en est allé l'autre matin Sans moi, dans un pays lointain. Puisque je n'ai plus mon ami, Je mourrai dans l'étang, parmi Les fleurs sous le flot endormi. Sur le bord arrivée, au vent Je dirai son nom, en rêvant Que là je l'attendis souvent. Et comme en un linceul doré, Dans mes cheveux défaits, au gré Du vent je m'abandonnerai. Les bonheurs passés verseront Leur douce lueur sur mon front, Et les joncs verts m'enlaceront. Et mon sein croira, frémissant Sous l'enlacement caressant, Subir l'étreinte de l'absent. Charles Cros, Le Coffret de santal, 1873.