У нас вы можете посмотреть бесплатно La IIIe République avant 1914 : fondation et enracinement или скачать в максимальном доступном качестве, видео которое было загружено на ютуб. Для загрузки выберите вариант из формы ниже:
Если кнопки скачивания не
загрузились
НАЖМИТЕ ЗДЕСЬ или обновите страницу
Если возникают проблемы со скачиванием видео, пожалуйста напишите в поддержку по адресу внизу
страницы.
Спасибо за использование сервиса ClipSaver.ru
Cours d'histoire de 1ère technologique Thème 3 - La IIIe République : un régime, un empire colonial Synthèse : L’enracinement de la République (1870-début XXᵉ siècle) La IIIᵉ République naît dans un contexte particulièrement difficile. Elle est proclamée le 4 septembre 1870, après la défaite de Napoléon III face à la Prusse, qui entraîne la chute du Second Empire. Cependant, cette proclamation ne signifie pas une installation immédiate et stable du régime républicain. La France est encore en guerre contre la Prusse jusqu’au traité de Francfort du 10 mai 1871, qui impose la perte de l’Alsace et de la Moselle, vécue comme une humiliation nationale. Parallèlement, la République est confrontée à une grave crise intérieure avec la Commune de Paris (mars-mai 1871). Ce mouvement révolutionnaire, qui souhaite instaurer une République sociale et laïque, s’oppose au gouvernement provisoire installé à Versailles. La répression menée par ce gouvernement lors de la Semaine sanglante (21-28 mai 1871) est extrêmement violente et laisse des divisions profondes dans la société française. Le pouvoir est alors dominé par une majorité conservatrice et monarchiste, dirigée par Adolphe Thiers. Cependant, les monarchistes sont divisés entre orléanistes, favorables à une monarchie parlementaire, et légitimistes, partisans d’un retour à une royauté traditionnelle. Incapables de restaurer la monarchie, ils laissent le champ libre aux républicains qui s’appuient sur les lois constitutionnelles de 1875. Celles-ci mettent en place un régime parlementaire équilibré entre le président de la République et le Parlement, dominé par la Chambre des députés élue au suffrage universel masculin. À partir de 1876, les républicains remportent les élections législatives puis obtiennent la majorité au Sénat en 1879. Le président Mac Mahon démissionne et est remplacé par Jules Grévy, qui instaure une pratique politique laissant l’essentiel du pouvoir au Président du Conseil, responsable devant le Parlement. Le régime parlementaire s’enracine durablement. Les gouvernements républicains mettent alors en place une série de lois fondatrices qui installent une démocratie libérale : liberté de la presse et de réunion (1881), droit de se syndiquer (1884), droit au divorce, élection des maires, et surtout les lois scolaires de 1881-1882 qui rendent l’école gratuite, laïque et obligatoire. L’école devient un pilier de la diffusion des valeurs républicaines. Au début du XXᵉ siècle, la République affirme son caractère laïque dans un contexte d’anticléricalisme. La loi de 1901 sur les associations limite l’influence des congrégations religieuses, notamment dans l’enseignement. En 1905, la loi de séparation des Églises et de l’État affirme la neutralité de l’État, garantit la liberté de conscience et met fin au financement public des cultes. Cette politique provoque de fortes tensions, notamment lors de la crise des inventaires, mais elle marque une étape décisive de l’enracinement républicain. Malgré ces avancées, la République est régulièrement mise à l’épreuve par des crises politiques et sociales. Le régime est fragilisé par des scandales financiers comme le scandale de Panama (1892). À droite, le boulangisme incarne une menace sérieuse : le général Boulanger, soutenu par les antiparlementaires, les monarchistes et les bonapartistes, critique le régime parlementaire et prône un pouvoir exécutif fort. Accusé de complot, il s’exile et met fin à ses jours, ce qui marque l’échec de cette tentative. À gauche, les socialistes dénoncent une République « bourgeoise », tandis que certains anarchistes recourent à la violence, entraînant une répression sévère. La crise la plus grave reste cependant l’Affaire Dreyfus (1894-1906). Accusé à tort d’espionnage, le capitaine Alfred Dreyfus, officier juif alsacien, est condamné sur des preuves fragiles dans un climat d’antisémitisme. Malgré la découverte du véritable coupable, Esterhazy, l’armée refuse de reconnaître son erreur. L’affaire divise profondément la société française entre dreyfusards, défenseurs de la justice et des droits de l’homme, et antidreyfusards, attachés à l’honneur de l’armée et souvent hostiles à la République. Grâce à la mobilisation d’intellectuels comme Émile Zola et à la presse, l’Affaire devient un enjeu politique majeur. Dreyfus est gracié en 1899 puis réhabilité en 1906, victoire symbolique des valeurs républicaines. Ainsi, malgré de nombreuses oppositions et crises, la IIIᵉ République parvient à s’enraciner durablement en France grâce à des institutions solides, des libertés fondamentales, la laïcité et une culture politique républicaine largement diffusée.