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Madeleine Calafell est une jeune artiste plasticienne née à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Elle poursuit ses études secondaires à Marrakech. Diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2020 et lauréate du prix sculpture Joseph Epstein en 2021, elle développe ses créations en dessin et en sculpture dans les ateliers de Dominique Gauthier, d’Hélène Delprat et de Claude Dumas. Ses oeuvres explorent les liens historiques et intimes entre l’Afrique et l’Europe où elle a partagé son existence. Ces formations, nourries par ses voyages en Afrique, en Asie et en Amérique latine, lui permettent de mêler plusieurs techniques pluridisciplinaires, telles que le dessin, la broderie, la céramique, la forge et la vidéo. Son univers provient des allégories qu’elle a pu rencontrer dans les paysages et l’imaginaire social africain où la nature est souvent déifiée. Par ses installations, elle interroge notre héritage lié au végétal, à la faune, aux différentes croyances et cultures. L’artiste puise son inspiration principalement de son vécu en Afrique (Côte d’Ivoire et Maroc). Elle crée des dessins et sculptures en s’inspirant de souvenirs esquissés, du reggaeman ivoirien Alpha Blondy, du groupe de hip-hop-rave sud-africain Die Antwoord, de l’artiste contemporain franco-algérien Kader Attia, du dessinateur sud-africain aux multiples techniques William Kentridge et de Roger Ballen le photographe américain résidant en Afrique du Sud. Elle se laisse également influencer par la fantaisie aussi triste que joyeuse des fanfares, des codes post-esclavage, de la décolonisation, du mouvement contre-culturel ZEF et de l’apartheid. En créant les condition d’un dialogue entre la pensée et l’imagination, Madeleine Calafell établit un lien entre les forces de la nature et leur propre corps, ce qui leur confère une vision très sociale, politique et artistique de l’histoire. Son projet de résidence porte sur les architectures en ruines, témoins du passé colonial de l’Île afin de mettre en avant leur beauté complexe, comprendre leur passé historique et trouver les liens qui sont possibles avec les architectures en Côte d’Ivoire ou en France. À partir d’images d’archives et de photographies des architectures de l’Île Saint-Louis, elle dessine de la broderie, inspirée des motifs de pagne et de broderies traditionnelles d’Afrique de l’Ouest et plusieurs motifs suggérés par les bâtiments, sur des tissus de seconde main recyclés. Ses oeuvres résultent d’une recherche géopoétique autour de l’histoire coloniale en retraçant l’origine de ces constructions, leurs places actuelles et une enquête sur l’expérience de vie des habitants.