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Poème de Lionel Mazari interprété sur une musique de Cédric Rochelet. © musique : "Secrets Of The Night" Cédric Rochelet © poème : "Domicile nocturne" Lionel Mazari ... Domicile nocturne – écrit dans l’obscurité- Février 2008 Froid neige Des pas sur l’espace arrêté Secondes qui passent en dehors des sabliers du temps et tracent une ombre en pointillés qu’une hâte vaine découpe à peine Fausse piste qui ne conduit que l’absent pétrifié à mon domicile nocturne Cet absent sobre et centenaire qui verse dans mes veines les mots brefs d’une vie trop longue pointillés en escaliers profonds vers la chaleur Gouttes qui jouent de marche en marche la mélodie d’une pluie d’étoiles sous le monde J’y dors bercé par la brûlure de l’insomnie L’hiver mes rêves sont des souvenirs jetés en pâture à la grande gueule d’ennui d’une cheminée : Cabane d’azur au printemps Les feuilles d’un livre d’image battent très lentement sous un chêne du Moyen-Âge Un jardin de couleurs respire à nouveau dans l’ombre d’un tilleul de pierre Et la branche aux pendus qui maronnaient au marronnier a troqué son unique corde pour deux et la planche d’une escabelle Les singes du langage ont leur château dans son ciel vert criard La cage aux enfants semble une ruine hantée par des lutins roublards et des fées malicieuses Les prisonniers du sapin l’ont orné d’une vipère morte Décorée son écorce de blessures d’ambre saigne Une échelle avec un cerisier qui s’y perd s’endort adossée au bois vivant où grimpe et flottent des ludions dans l’air trouble Des cris proches couverts par des murmures pourtant lointains effarouchent les bêtes sages des fourrés et font accourir des animaux trop bêtes L’enfant choisit au jour le clan sauvage et quand la nuit le pousse le parti domestique Quelque poule dans la cour entonne un chant mystique à l’œuf Il se donne pour le lendemain la liberté de changer Voici qu’une couleuvre le remet dans le droit chemin de l’appétit et du confort à l’heure où les chiens parlent aux vaches sans respect La nuit retombe sur la fermière qui fait sa vie dans le nid de dieu un peu de paille sur le cœur l’odeur du foin dans la parole un incendie dans le regard et l’azur en cabane. Une porte intérieure donne sur un autre dehors à l’heure saignante où la table vide s’offre aux poings et où le mur s’oppose aux têtes trop pleines Les trapportes d’un dehors reclus suivent en ombres meurtrières l’homme de pierre qui s’y enfonce, parmi les bruits viciés et leur écho calcaire, avec la démarche boiteuse d’un escalier sculpté dans l’air solide Un fil de peur me tient au lit en proie à une chute inverse Mes dernières secondes coagulant à mon regard cicatrisé, je dors sans y penser C’est une cécité préférable à toute cette lumière lourde qui m’inquiète Les yeux des trapportes de plume clignent dans les branches et dans la voix de l’arbre mort qui vole le fruit de mes pensés Toute la nuit à découvert C’est la veille sentimentale surprise à l’instant festif où l’île du corps retourné plonge dans l’océan sa coquille de nuit sa quille Nef , château ou cathédrale se confondent au kaléidoscope de hublots en vitraux Des forêts en marche se dissolvent pas à pas sous les caresses d’un décor onctueux en miel de résine et de gomme Les pierres en trompe-l’œil d’un chemin fossile flottent autour de leur ancienne destination avant de couler en lentes arabesques sous le poids du mensonge de leur forme de fleurs et de feuilles Des bulles de rosée glissent sur le vitrail, le long de la découpe des images, dévalent la couleur et crèvent en bas du regard Bien des choses dont les lettres de baptême ont sans doute fondu au contact du vide se noient dans l’équilibre Jets d’objets dont il ne reste à contempler que la vitesse Noms inouïs Ce qui fut lune fait bonne figure dans le désastre sur la toile déchirée du ciel de cave Fantôme de proue et haillons de voile tiennent le cap du néant mauve de l’aube paresseuse Eveil en coup de fouet réveil en retour de bâton mettent un terme quotidien à cette hypnose en coup de feu à ce rêve en retour de flamme Pendant mon sommeil le diable a retourné la chambre où je retourne en enfer Quand il retombe sur ses sabots je retombe en enfance Drôles de ludions en eaux-troubles Les nuits sans lune où le soleil fait la ronde et l’hirondelle son nid d’azur dans ma poitrine sous un ciel rose et les pas arrachés à la terre encore blanche du matin je sors de la forêt d’amour Par la fenêtre de la chambre neuve où j’ai installé la nuit pour moi seul je laisse aujourd’hui aller et venir l’avenir aveugle Mon athanor dans la prairie Ma nef dans les herbes folles Mon vaisseau noyé dans l’alcool Ma gourde tombée de la main Mon calice clos dans la terre Ma ronde de pas sur le temps Mon cadavre dans les labours Ce soir on enterre le ciel Je ne sors toujours pas.