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Chant : Tom MÉBARKI Luth : Emma SPINELLI En février 1525, à la suite de la défaite de Pavie et afin de se consoler de la perte de leur valeureux chef, les soldats de La Palice qui convoyèrent vers la France sa dépouille composèrent en son honneur une complainte. La première strophe de cette chanson disait : « Hélas! La Palice est mort, Il est mort devant Pavie, Hélas! S'il n'était pas mort, Il ferait encore envie. » Depuis la fin du XVe siècle existait dans l'écriture de la langue française l'usage de deux graphies pour désigner le « s » minuscule : le « s rond » (« s ») et le « s long » (« ſ »), ce dernier pouvant être confondu avec un « f ». Une erreur de lecture et de transcription a donc fait écrire immanquablement : « Hélas, s'il n'était pas mort, Il ſerait [serait] encore en vie [de vivant (à l'encontre de Envie, d'enviable : faire des envieux) ». Au début du XVIIIe siècle, Bernard de La Monnoye écrivit à propos de l'infortuné Maréchal de France une chanson populaire remplie de vérités évidentes, parfois niaises, dénommées plus tard de « vérités de La Palisse ». Les couplets de cette chanson remplie de tautologies en nombre, reprennent entre autres le couplet primitif de la Bataille de Pavie, défectueusement retranscrit : « Monsieur d'La Palisse est mort, Il est mort devant Pavie Un quart d'heure avant sa mort, Il était encore en vie. » La Monnoye composa ainsi sur la vie chevaleresque de Monsieur de La Palisse une chanson composée de 53 quatrains, presque tous aussi affligeants de banalités les uns que les autres. Depuis, une « lapalissade » désigne toute « affirmation ou toute réflexion naïve par laquelle une personne exprime une évidence ou une banalité ». Le plus souvent, lorsqu'une personne fait une telle réflexion, son interlocuteur lui répond : « La Palice en aurait dit autant ! »