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Aujourd'hui, je vous présente une création qui marque un tournant dans notre univers musical : "Ma voix gronde encore", une chanson née de ma plume, qui explore un territoire sonore radicalement différent de nos précédentes compositions. Un changement d'univers radical Nous plongeons ici dans un univers nocturne, urbain et masculin. Cette chanson est une exploration de la fragilité masculine, de cette façade de dureté qui cache une dépendance amoureuse profonde. C'est un blues de comptoir, une complainte urbaine qui se déroule dans les ruelles sombres, sous les néons fatigués d'une ville qui ne dort jamais. Une écriture urbaine et orale L'écriture de ce texte a été guidée par une volonté d'authenticité brute. Les élisions ("j'traîne", "j'parle", "j'cherche", "j'tiens") ne sont pas là par hasard : elles donnent au texte cette qualité d'oralité, comme si les mots étaient crachés plutôt que chantés. C'est du slam teinté de blues, de la poésie de rue qui refuse le vernis du langage académique. L'univers visuel installé dès le premier couplet est cinématographique : "Il reste un goût d'minuit au fond de ma mémoire, des néons fatigués, deux-trois morceaux d'histoires." On est dans une ville nocturne, dans ces espaces interlopes où se croisent les âmes perdues. Le comptoir des fantômes, les ruelles, le boulevard, les bottes qui traînent... Chaque image construit un décor urbain, presque film noir, où se joue ce drame intime. La métaphore du manteau "J'traîne mes vieux espoirs comme un manteau trop lourd, mais j'les recouds d'un sourire quand j'pense à ton retour." Cette image du manteau traverse toute la chanson. Elle incarne cette pesanteur de l'existence, ces bagages émotionnels qu'on traîne, usés, déchirés, mais qu'on refuse d'abandonner. Et ce geste de les recoudre "d'un sourire" quand la personne aimée réapparaît en pensée, c'est toute la tendresse cachée sous la rudesse apparente. Le refrain comme ancrage identitaire "Ma voix gronde encore" n'est pas qu'un titre, c'est une affirmation d'existence. Dans ce refrain, la voix devient métaphore de la vie elle-même, de cette capacité à continuer malgré tout. "Ma voix gronde encore dans les ruelles où j'traîne mon sort" - c'est presque un cri de survie, une façon de dire : je suis encore là, je résiste, j'existe encore. Et cette confession bouleversante : "Si elle tremble un peu quand j't'appelle, c'est qu'elle retrouve tes étincelles." La vulnérabilité affleure sous la rudesse. La voix qui gronde est aussi celle qui tremble. C'est toute l'ambivalence de la masculinité contemporaine : capable de force et de fragilité, de grondement et de tremblement. Le pont comme moment de vérité Le pont constitue le cœur émotionnel de la chanson, le moment où tombent tous les masques : "J'suis pas un roc en mer, ni l'soleil qui t'éclaire. J'suis juste un homme amer qui court vers ta lumière." Cette autodérision lucide, ce refus des postures héroïques, c'est rare dans une chanson qui pourrait facilement verser dans le machisme de façade. Au contraire, il y a ici une honnêteté désarmante. L'homme qui parle ne prétend à aucune grandeur. Il reconnaît son amertume, sa dépendance, sa course éperdue vers cette lumière qu'il ne possède pas. "Et si j'crie dans l'noir, c'est pas pour faire peur. C'est qu'j'ai trop d'histoires enroulées dans l'cœur." Ces vers sont , je l'espère, emplis de justesse. Le cri n'est pas une menace, c'est un exutoire. Et cette image des histoires "enroulées" dans le cœur évoque un écheveau inextricable de souvenirs, de regrets, de non-dits qui étouffent. Choix musicaux et la mineur pentatonique Pour porter ces mots, j'ai choisi la tonalité en la mineur pentatonique, la gamme du blues par excellence. Cette échelle à cinq notes (La, Do, Ré, Mi, Sol) offre cette couleur à la fois sombre et viscérale qui colle parfaitement au texte. La pentatonique mineure, c'est le son des bas-fonds, des bars enfumés, des nuits urbaines. La progression harmonique reste volontairement simple, presque minimaliste, pour laisser toute la place à l'intensité vocale et à la guitare. Pas de sophistication harmonique superflue ici : on est dans le blues pur, dans cette tradition où trois accords suffisent à exprimer toute la palette des émotions humaines. L'esthétique vocale : une voix "damaged" Le véritable défi de cette chanson était de trouver la tessiture vocale adéquate. Je cherchais quelque chose de très particulier : une voix graveleuse, usée, abîmée par la vie. Une voix qui sonne comme si elle avait trop bu, trop fumé, trop crié. Une voix qui porte en elle-même les traces du vécu qu'elle raconte. Les Fêlés vous souhaitent une bonne écoute!