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Tournemine à l'aube Parapente Deux Goélands d'ARMOR Musique : Paul-Alexandre LUCK (PAL) https://perso.loi2s-sasu.fr/media/A_t... Imagine une aile, cousue de vent, Un tissu tendu entre ciel et temps, Comme un murmure qui glisse en avant, Un toboggan invisible, élégant. C’est pas un moteur qui me pousse à filer, C’est la pente, c’est l’air, c’est moi, lesté, Sous la voile qui boit les courants secrets, Je suis suspendu, ni tombé, ni levé. L’aile a sa forme, douce devant, Plate derrière, mais tout est dans le vent. Au-dessus l’air court, dessous il presse, Et la portance m’élève sans stress. Un peu de poids, un peu de ciel, Un peu d’avance qui fend le réel, Je descends, oui, mais lentement, Comme une plume ivre dans les courants. Sur un toboggan invisible, je glisse, Entre le bleu et l’abîme en coulisses. Si je trouve l’air qui monte, je reste, Sinon, doucement, je redeviens geste. Toboggan invisible… Un chemin d’air, un fil indicible. Le vent décide : Face à lui, je rame… à peine. Derrière moi, je vole des plaines. De travers, je dérive comme une idée floue, mais je corrige, cap en crabe, tout doux. La finesse ? Une pente imaginaire. Pour 100 mètres qui tombent, j’en fais 900 d’univers. Mais tout change : thermique ou brise, Et l’infini m’arrive par surprise. Chaque descente cache un espoir latent. Un thermique surgit… et je monte en chantant. Ma voile danse, ivre d’air montant, Je ne descends plus, je deviens l’instant. Sur mon toboggan invisible, je trace, Là où l’altitude embrasse l’espace. Quand l’air me porte, je suis silence, Quand il chute, j’apprends la danse. Toboggan invisible… Un équilibre entre poids et possible. Le poids me rappelle d’où je viens, La portance me souffle : “tu tiens bien.” La traînée me freine, me donne le temps, Et l’avance m’ouvre l’instant présent. Chaque virage est une décision, Chaque frein, une précision. Le ciel n’est pas un terrain docile, Mais je m’y tiens, mobile, fragile. Finesse pure ? Peut-être sur le papier. Mais moi, je vole entre vérité et pensée. Car dans ce ciel qui ne tient pas en place, Je suis l’équilibre. Je suis la trace. Toboggan invisible… Je glisse encore… je glisse en grâce.