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The baritone sings this set of seven songs by Ernest Chausson with pianist Hans Schouwman. From a broadcast in 1959. (Song texts below) I. "Nanny" 0:00 II. "Le charme" 2:19 III. "Les papillons" 4:05 IV. "La dernière feuille" 5:35 V. "Sérénade italienne" 7:48 VI. "Hébé" 9:48 VII. "Le colibri" 12:36 Link to my Hans Wilbrink playlist: • Hans Wilbrink (1933-2003) "Sept mélodies", op. 2 1. "Nanny" Bois chers aux ramiers, pleurez, doux feuillages, Et toi, source vive, et vous, frais sentiers; Pleurez, ô bruyères sauvages, Buissons de houx et d'églantiers. Printemps, Roi fleuri de la verte année, Ô jeune Dieu, pleure! Été mùrissant, Coupe ta tresse couronnée ; Et pleure, Automne rougissant. L'angoisse d'aimer brise un coeur fidèle. Terre et ciel, pleurez! Oh! Que je l'aimais ! Cher pays, ne parle plus d'elle; Nanny ne reviendra jamais! 2. "Le charme" Quand ton sourire me surprit, Je sentis frémir tout mon être, Mais ce qui domptait nous esprit, Je ne pus d'abord le connaître. Quand ton regard tomba sur moi, Je sentis mon âme se fondre ; Mais ce que serait cet émoi, Je ne pus d'abord en répondre. Ce qui me vainquit à jamais, Ce fut un plus douloureux charme, Et je n'ai su que je t'aimais Qu'en voyant ta première larme ! 3. "Les papillons" Les papillons couleur de neige Volent par essaims sur la mer ; Beaux papillons blancs, quand pourrai-je Prendre le bleu chemin de l'air ? Savez-vous, ô belle des belles, Ma bayadère aux yeux de jais, S'ils me [pouvaient]1 prêter leurs ailes, Dites, savez-vous où j'irais ? Sans prendre un seul baiser aux roses, À travers vallons et forêts, J'irais à vos lèvres mi-closes, Fleur de mon âme, et j'y mourrais. 4. "La dernière feuille" Dans la forêt chauve et rouillée Il ne reste plus au rameau Qu'une pauvre feuille oubliée, Rien qu'une feuille et qu'un oiseau, Il ne reste plus en mon âme Qu'un seul amour pour y chanter; Mais le vent d'automne qui brame Ne permet pas de l'écouter. L'oiseau s'en va, la feuille tombe, L'amour s'éteint, car c'est l'hiver. Petit oiseau, viens sur ma tombe Chanter, quand l'arbre sera vert. 5. "Sérénade italienne" Partons en barque sur la mer Pour passer la nuit aux étoiles. Vois, il souffle juste assez d'air Pour enfler la toile des voiles. Le vieux pêcheur italien Et ses deux fils qui nous conduisent, Écoutent, mais n'entendent rien Aux mots que nos bouches se disent. Sur la mer calme et sombre, vois : Nous pouvons échanger nos âmes, Et nul ne comprendra nos voix Que la nuit, le ciel et les lames. 6. "Hébé" Les yeux baissés, rougissante et candide, Vers leur banquet quand Hébé s'avançait. Les Dieux charmés tendaient leur coupe vide, Et de nectar l'enfant la remplissait. Nous tous aussi, quand passe la jeunesse, Nous lui tendons notre coupe à l'envi. Quel est le vin qu'y verse la Déesse? Nous l'ignorons; il enivre et ravit. Ayant souri dans sa grâce immortelle, Hébé s'éloigne; on la rappelle en vain. Longtemps encor sur la route éternelle, Notre oeil en pleurs suit l'échanson divin. 7. "Le colibri" Le vert colibri, le roi des collines, Voyant la rosée et le soleil clair, Luire dans son nid tissé d'herbes fines, Comme un frais rayon s'échappe dans l'air. Il se hâte et vole aux sources voisines, Où les bambous font le bruit de la mer, Où l'açoka rouge aux odeurs divines S'ouvre et porte au coeur un humide éclair. Vers la fleur dorée, il descend, se pose, Et boit tant d'amour dans la coupe rose, Qu'il meurt, ne sachant s'il l'a pu tarir! Sur ta lèvre pure, ô ma bien-aimée, Telle aussi mon âme eut voulu mourir, Du premier baiser qui l'a parfumée.