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Une petite fille construit sa maison imaginaire. Deux minutes plus tard, elle est devenue une vieille dame. mais elle porte toujours ses chaussures d'enfant. C'est l'heure de mourir, annonce le promeneur. Déjà ? Laisse-moi juste le temps d'une pensée. Je dois retourner rendre ses chaussures à la petite fille. Le promeneur accepte. Mais la petite fille retient la vieille dame, allume sans cesse la lumière, elle ne doit pas, c'est dangereux, car le promeneur revient. Dédicace (extrait) J'ai écrit en partie cette histoire hébergé dans une classe du 11ème arrondissement de Paris, pendant un mois. Ainsi, chaque matin, je me suis rendu à l'école comme les autres élèves et, comme eux, je me suis installé à la table qu'ils m'avaient préparée au fond de la classe. Pendant qu'eux suivaient la leçon de leur maître sans rien changer à leurs habitudes, moi, je tentais de recréer l'intimité de mon bureau pour écrire. Épigraphe Tous les enfants sont à l'intérieur d'une vieille personne, mais ils ne le savent pas encore. Personnages Une petite fille - Une vieille dame - Un promeneur Début du texte Plateau nu. Éclairage de service. Un promeneur passe en fredonnant. Il sort Une petite fille entre. LA PETITE FILLE : Là, c'est la porte. Là, c'est le couloir. Là, c'est la cuisine. Là, c'est la table. Là, c'est la chaise. Lui, c'est mon petit frère. Pousse-toi ! Là, c'est la fenêtre. Derrière, c'est la mer. Non, c'est la montagne. Non, c'est le désert. Non ! Derrière, c'est juste un petit pré, avec des moutons, un berger et son chien. Là, c'est le salon. Là, c'est le tapis. Ça, c'est mes chaussures. Là, c'est le fauteuil. Ça, c'est moi qui attends. Elle s'assoit. Un temps. Éteins ! Noir. On entend fredonner le promeneur. VOIX DE LA PETITE FILLE : Allume ! La petite fille est devenue une veille dame. LA VIEILLE DAME : Déjà ? Comme elle est venue vite, la nuit ! À peine le temps d'une pensée, et le jour a passé. Où étais-tu pendant cet éclair ? Comme elle est devenue petite, ta maison, ma vieille, tout à coup ! Comme t'es devenue vieille, ma petite, soudain ! À peine le temps d'y voir et, déjà, il fait noir. Bonne nuit, moutons ! Bonne nuit, berger ! Bonne nuit, chien ! Bonne nuit, fenêtre ! Bonne nuit, porte, table, chaise, tapis, chaussures ! Elle s'allonge. Bonne nuit, toi ! Éteins ! Noir. P. Dorin, Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu, Éditions – L'Ecole des loisirs / collection Théâtre Mise en scène/ Lumière / Scénographie / Costumes Christophe LAPARRA Dramaturgie / Collaboration artistique Marie BALLET Interprétation Marion AMIAUD Christophe LAPARRA Patricia VARNAY Musique live / Bruiteur / Régie son Xavier BERNARD-JAOUL Conseiller lumière Bruno BESCHERON Couturière Emmanuelle LAMBERT Photos, captation vidéo, montage teaser Clément SOYER Production Théâtre de Paille Coproduction Centre Culturel La Courée à Collégien Subventions Drac des Hauts-de-France - Conseil Régional des Hauts-de-France - Conseil Départemental de L'Oise - Ville de Beauvais Un projet mené en partenariat avec l’Amin Théâtre – Le TAG à Grigny