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Dans le débat public, l’expression “anti-France” revient régulièrement pour désigner celles et ceux qui contestent l’ordre établi. On la brandit comme une arme, pour faire taire les voix dissidentes, pour enfermer la critique dans la caricature et pour transformer des personnes en ennemis imaginaires. Mais il faut rappeler d’où vient ce mot. Historiquement, “anti-France” est un terme forgé et popularisé par Charles Maurras et l’extrême droite nationaliste du début du XXᵉ siècle. Il désignait alors les groupes que l’idéologie nationaliste considérait comme des ennemis internes : les « quatre États confédérés » selon Maurras, c’est-à-dire les juifs, les protestants, les francs-maçons et les métèques. Plus tard, le régime de Vichy reprendra massivement ce vocabulaire pour légitimer la répression, l’exclusion et la collaboration. C’est donc un terme profondément ancré dans une vision autoritaire, xénophobe et obsessionnelle de la nation. Et pourtant, aujourd’hui encore, il ressurgit, brandi par les fafs et les gardiens autoproclamés de “l’identité nationale”, qui adorent récupérer, réécrire ou confisquer tout ce qui peut servir leurs récits. Mais si être “anti-France”, c’est refuser l’État qui surveille, l’économie qui écrase, le nationalisme qui divise, alors oui : peut-être que nous sommes l’anti-France. Non par rejet des gens qui vivent ici, mais par refus des structures qui les dominent. Se réapproprier ce terme, c’est justement le détourner de sa fonction d’origine. C’est refuser de laisser l’extrême droite imposer son vocabulaire, comme elle le fait déjà avec tant d’autres mots, symboles ou références. C’est rappeler que la “France” qu’ils défendent n’est pas un peuple, mais une machine : un appareil de pouvoir, de frontières, de contrôle et d’exclusion. En face, nous n’avons ni drapeau ni territoire à défendre, seulement des vies, des solidarités et des possibles à inventer. Si “anti-France” signifie ne pas se soumettre à l’État, ne pas idolâtrer la nation, ne pas accepter l’injustice comme horizon, alors assumons-le : nous sommes l’anti-France de leur imagination, parce que nous voulons un monde où personne n’a besoin d’écraser l’autre pour exister. Un monde fondé sur l’entraide, la liberté et l’autonomie, un monde qui n’a pas besoin de frontières pour tenir debout. Reprendre ce mot, c’est briser son pouvoir. C’est refuser qu’il serve à diviser. C’est dire calmement : ce que vous appelez “anti-France”, c’est simplement le refus de votre ordre. Et ce refus est légitime. La prod: • Видео