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Perché dans les hauteurs verdoyantes du massif de l’Edough, à proximité de Seraïdi, subsiste un vestige discret mais fondamental de l’histoire antique de l’Algérie : l’aqueduc romain de Seraïdi, ouvrage hydraulique qui alimentait autrefois en eau la grande cité d’Hippone (Annaba). Construit à l’époque romaine, cet aqueduc témoignait d’une maîtrise exceptionnelle de l’ingénierie hydraulique, permettant de capter les sources de montagne pour acheminer l’eau sur plusieurs kilomètres jusqu’à la ville. Il participait pleinement au fonctionnement urbain d’Hippone : thermes, fontaines, usages domestiques et agricoles. Un vestige aujourd’hui en péril Malheureusement, l’aqueduc de Seraïdi est aujourd’hui menacé. Fragmenté, partiellement effondré, envahi par la végétation et soumis à l’érosion naturelle, il ne bénéficie pas d’une protection suffisante ni d’un programme de conservation visible. L’absence de signalisation, de classement patrimonial clairement identifié et de travaux de consolidation accélère sa dégradation silencieuse. À ces fragilités s’ajoutent les pressions environnementales : pluies intenses, variations climatiques, risques d’incendies dans le massif forestier de l’Edough, autant de facteurs qui fragilisent davantage les structures anciennes en pierre. Un patrimoine historique majeur Pourtant, cet aqueduc n’est pas une simple ruine. Il constitue : un témoignage rare de l’urbanisme romain en Afrique du Nord, un élément clé du système hydraulique d’Hippone, l’une des cités antiques majeures de la région, un héritage culturel commun, reliant Seraïdi, Annaba et l’histoire méditerranéenne antique. Comme les aqueducs de Tipaza ou d’autres sites antiques mieux valorisés, celui de Seraïdi pourrait devenir un axe fort de valorisation culturelle, éducative et touristique, s’il faisait l’objet d’une reconnaissance officielle et d’actions de sauvegarde. Pourquoi agir maintenant Chaque année sans intervention rapproche ce vestige de la disparition définitive. Sauvegarder l’aqueduc de Seraïdi, ce n’est pas figer le passé : c’est transmettre une mémoire, protéger un savoir-faire antique et offrir aux générations futures un lien tangible avec leur histoire. Un appel à la conscience patrimoniale La protection de l’aqueduc de Seraïdi nécessite : une reconnaissance institutionnelle, un classement comme site archéologique protégé, des travaux de consolidation et de mise en valeur, et une mobilisation citoyenne et culturelle. Car un patrimoine que l’on abandonne est un patrimoine que l’on perd. Et avec l’aqueduc de Seraïdi, c’est une part essentielle de l’histoire antique de l’Algérie qui risque de s’effacer.