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#93 du Brésil en Guyane partie 3 18 avril, 00º37'511 sud ; 43º88'564 ouest, ce matin, 163,3 milles s’ajoute au compteur. La nuit s’est passé sans une embuche. Sans que nous ayons à nous concerter, chacun son tour s’éveille à la sonnerie du minuteur que nous avons programmé toutes les heures. L’allure sous laquelle nous avançons est la préférée de notre Lion, au bon plein, sous alizé régulier 12-13 nœuds, un ris dans la grand-voile et gennak, sa vitesse est quasi constante à 10 nœuds ! Cyril en est tout émoustiller ! Fier des performances de son acolyte, il se plait à le galvaniser, comme pourrait le faire un jockey envers son cheval qui s’affiche outsider ! Chaque mille gagné à cette course est sujet à un nouveau challenge, faisant envisager au terme de cet hémisphère sud, des perspectives de records ! C’est à croire que la monture est aussi pressée que son cavalier à passer l’équateur, une sorte de reconnaissance mutuelle les abreuve, avant que le traditionnel petit rhum les récompense à douze heures quarante-huit locale sur la ligne équatoriale. Les prouesses de notre infatigable Blacky sont remarquables, soixante milles en six heures trente, cent onze en douze, et pour le moment, aucun signe de la zone de convergence… Après notre hydro-générateur, c’est au tour de notre chargeur, alimenté par la génératrice, de donner un signe de faiblesse, enfin du moins de se mettre en sécurité momentanément, pour on ne sait quelle raison ! Plus d’un mois que nous avons quitté la Namibie, 27 jours de navigation, compris les derniers 196,4 milles au 01º14'348 nord ; 46º01'198 ouest, nous en sommes à 3786 milles… À l’heure où j’écris, juste où nous commençons à croiser des sargasses, nous passons au large de l’embouchure de l’Amazone… À 8,2 nœuds de moyenne, maintenant au près, nord-nord-est, nous devrions arriver en Guyane dans 2 ou 3 jours ! Et plus nous nous rapprochons, plus l’impatience nous gagne, les yeux régulièrement rivés sur le traceur, nous voyons défiler les milles, sans oser croire la date estimée d’arrivée. L’empressement est tel qui semble étirer cette journée dans une interminable éternité…