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Béance L’esprit du lieu parle son langage. Il doit aussi tenter de dire simplement, directement, naturellement son prénom. Puisque par ce langage il se révèle unique, irremplaçable et libre. Avant le lieu du prénom, qu’est-ce qu’il y a ? Il y a l’envie, l’envie générale de peindre le ciel de sa couleur. La venue à l’être, c’est ça, c’est ce qu’on prénomme. Mais après, que s’est-il passé ? Le trou, puis le franchissement. Et ensuite ? Mon île de chambre et mon dessin ? Où sont-ils ? Les sensations qui ont fait trembler mes mains n’ont plus de contours. La naissance est un mouvement d’arrachement. Mers et murs ne coïncident jamais. L’expression des aventures de l’esprit est une insupportable douleur. Je sais néanmoins que cette création du mental est un point de départ possible. Mais le sable des mots toujours fuyant s’efface devant le point d’inconnaissance. L’Autre est totalement inconnu. C’est là qu’apparaît la femme-sein sculptée dans la douceur rare et extatique, mais dangereuse aussi. Là aussi se situe la pensée très amère, plus rapide que celle de l’incompréhension incluse dans des ombres nomades. L’incertitude de l’amour est inséparable du désespoir hurlant de l’homme presque enfant. Les sables doux de la première enfance saignent de chair en chair. Ce matin j’ai vu les larmes de l’amour au coin d’une rue opaque. Je ne sais plus si j’essuyais un reflet ou une ombre avec mes mains. L’arbre natal emporte avec lui une provision glaçante d’invisible. Expulsion violente d’avec une île à même les hauts fonds. Où aller ? Où retourner sans cesse, sinon à la blancheur de l’ombre, ce clair regard répété des yeux derrière les yeux, comme une île à l’envers qui en dit long sur les caresses métaphysiques. Et j’ai regardé les soubresauts aveugles de l’ombre sur les lumières affreusement publiques. C’était comme des espaces émouvants sur le bleu d’un regard féminin, perdus pour toujours. L’existence audacieuse des lieux inconnus se joue dans cette juxtaposition de formes à-demi vivantes. Béance de forces inexpliquées … La sensualité est destinée à préparer les hanches à la résurrection de plusieurs morts. Il y a là une étrange invitation à rêver le toucher d’une forme, d’une lumière, d’un mouvement merveilleusement tendre ou sauvage. La caresse des doigts allait à la recherche d’un suicide nu en pleine lumière. Et je bougeais en toi en pleine couleur pour mieux me faire jouir. Chaque parcelle de visible rendue à son invisibilité a replongé le regard bref dans des dimensions infinies. Et pourtant … Ce soir le triste être de la pluie nocturne me hante. Les vents violents s’accompagnent de puissantes tensions. Une chose est certaine cependant : nous avons vécu sans le visible en communion d’amour avec le monde hors le monde. La pierre du visage est morte plusieurs fois, mais elle retient encore un peu le cri primitif de la naissance. Je sais qu’il fera bleu pour le retour des eaux fœtales. Je sais qu’il fera beau pour reconnaître le plat de ta main contre mon épaule. Je suis émerveillé et impatient de te reconnaître sur ma feuille de voyage dans les nuits couleur de sable. Dans la barque errante du poème, le profond noir lumière est véritablement innocent. Text/Photography : Claude4268 Music by YouTube Audio Library Title : Curse of the Witches Artist : Jimena Contreras