У нас вы можете посмотреть бесплатно Caterpillar : le plan Catch a-t-il bien créé 10.000 emplois à Charleroi ? - Le Scan или скачать в максимальном доступном качестве, видео которое было загружено на ютуб. Для загрузки выберите вариант из формы ниже:
Если кнопки скачивания не
загрузились
НАЖМИТЕ ЗДЕСЬ или обновите страницу
Если возникают проблемы со скачиванием видео, пожалуйста напишите в поддержку по адресу внизу
страницы.
Спасибо за использование сервиса ClipSaver.ru
C'était le 2 septembre 2016 à Gosselies, près de Charleroi à un jet de pierre de l'aéroport. Caterpillar annonce la fermeture définitive de son usine, déjà restructurée deux fois. 1966 emplois directs sont perdus. Les sous-traitants de Caterpillar licencient 280 personnes. C'est alors le branle-bas de combat dans les gouvernements du pays et parmi les syndicats pour tenter de faire changer d'avis la direction américaine, de contester sa décision ou d'en amoindrir le choc. Rien n'y fera. Le chiffre de 2200 licenciements restera tel quel, l'usine demeurera complètement fermée et inoccupée jusqu'aujourd'hui encore. Sept ans plus tard, ce chiffre de 2200 licenciés reste dans les mémoires. "C'est un choc pour tous les Carolos parce qu'à Charleroi, tout le monde a un frère, un voisin, un cousin qui y travaille", commente aujourd'hui Thomas Dermine (PS). Thomas Dermine avait 30 ans à l'époque. S'il est aujourd'hui secrétaire d'Etat à la relance économique au gouvernement fédéral, il était quasi inconnu du grand public à l'époque. Après avoir travaillé chez McKinsey et réalisé des études à Harvard, il travaille alors pour une start-up à Londres. Mais six mois après la fermeture, c'est vers lui que se tourne le gouvernement wallon (et son ministre-président wallon carolo Paul Magnette), pour piloter un plan de relance à l'échelle de Charleroi. Ce plan s'appellera "Catch" pour "Catalysts for Charleroi", soit "Catalyseur pour Charleroi". Au sein d'une équipe de six personnes, Thomas Dermine coordonne ce groupe installé en mode "start-up" qui devra stimuler une trentaine de projets économiques répartis dans quatre secteurs d'avenir pour développer l'emploi à Charleroi. L'objectif chiffré est annoncé le 31 mars 2017 au cours d'une conférence de presse : créer 10.000 emplois nets de plus en 2025 par rapport à 2015. L'urgence, au lendemain de l'annonce des licenciements, n'est pas de relancer l'économie carolo mais d'abord de sauver les emplois. Selon un schéma déjà appliqué lors d'autres grandes fermetures, le Forem, l'Office wallon de la formation professionnelle et de l'emploi, et les organisations syndicales ouvrent plusieurs "cellules de reconversion". Ce sont des groupes de travail où sont accueillis les licenciés de Caterpillar. "D'abord, cela permet de ne pas rester seul chez soi à se morfondre", témoigne Ludovic Cambier, ancien ouvrier de nuit à l'usine de Gosselies qui a participé à ces cellules et qui a pu lancer son activité d'indépendant grâce à elles. Les cellules de reconversion accueillent 1854 personnes licenciées par Caterpillar et ses sous-traitants, soit 83% des 2246 licenciés au total. Les autres ont pour la plupart basculé vers la (pré-)pension ou l'incapacité de travail. Ces cellules de reconversion leur permettent ensuite de refaire le point sur leurs compétences, de les former à de nouveaux métiers accessibles ou en manque de main d'œuvre, voire de les soutenir dans la création de leur activité. Dans le bilan effectué en avril 2019 à la fermeture des cellules de reconversion, le Forem et les organisations syndicales indiquent que 1192 personnes ayant participé aux cellules de reconversion ont retrouvé un emploi, soit 64% des 1854 personnes inscrites. Un taux légèrement supérieur à la moyenne des cellules de reconversion qui est de 62,2% selon le communiqué de presse de l'époque. Mais ceci ne fait qu'amortir le choc. Il ne l'évite pas, ou ne crée pas de rebond. Bref, impossible de dire qui est à l'origine de ces 10.000 emplois supplémentaires entre le scénario projeté en 2025 et la réalité. Mais le coordinateur de l'époque estime avoir mené les projets à bien ce qui a créé de l'emploi en bout de chaîne. Il est néanmoins probable que cet objectif d'emplois atteint l'ait été, grâce au plan Catch lui-même, mais aussi aux cellules de reconversion (on voit sur le graphique qu'il n'y a pas eu de baisse dans le nombre d'emplois après la fermeture de 2017, jusqu'au Covid) mais aussi à la reprise économique d'après Covid qui est, non pas carolo, mais nationale voire mondiale. 0:00 Caterpillar : le plan Catch a-t-il bien créé 10.000 emplois à Charleroi ? - Le Scan ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 📌 Retrouvez aussi Le Scan sur : Le site RTBF Info ► https://www.rtbf.be/info/dossier/le-scan Auvio ► https://www.rtbf.be/auvio/emissions/d... ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- ©RTBF #caterpillar #charleroi #emploi #belgique #consommation #LeScan #LeScanRTBF #RTBF Caterpillar : le plan Catch a-t-il bien créé 10.000 emplois à Charleroi ? - Le Scan