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Pour sa première conférence de l'année, HEC Débats reçoit Valérie Pécresse, tête de liste de la droite et du centre aux élections régionales en Île-de-France. Aujourd’hui candidate du parti « Les Républicains » pour les élections régionales en île de France, Valérie Pécresse contraste avec les choix de carrière de la majorité des alumni d’HEC. Pourtant, rien ne laissait présager une telle orientation, tant son parcours à HEC était extrêmement classique : issue de la prépa Ginette, elle intègre HEC Paris en 1984 et choisit la majeur finance. Les résultats, eux, sont exceptionnels, bachelière à 16 ans, elle sortira major de sa majeure. Mais c’est en préférant les bancs de l’ENA aux salles de marché des banques londoniennes que Mme Pécresse se distingue de ses camarades diplômés. A l’issue de l’ENA, dont elle sortira deuxième, elle rejoint le conseil d’Etat en tant qu’auditrice et les chaires professorales de Sciences Po et d’HEC. Ce début de carrière la conduira à se rapprocher de l'arène politique au cours des années 90. Elle commence en coulisse, mais au plus près des combats, en tant que conseillère au service juridique et technique du Premier Ministre, puis comme conseillère du gouvernement auprès de la section contentieux du conseil d'Etat. Cependant, c'est en 1997 qu'elle entre véritablement dans l'arène, entraînée par le Grand Jacques, qui réussit à la convaincre malgré une offre de Lionel Jospin. Elle est alors conseillère chargée des études et de la prospective. Toutefois, ce n'est qu'en 2002 que Valérie Pécresse obtient sa première victoire politique personnelle en emportant pour l'UMP la seconde circonscription des Yvelines avec 65% des voix (!). La soif de victoire qui la tenaille la conduira à cumuler rapidement son poste de député avec un poste de conseillère régionale d'île de France et un poste au bureau de l'UMP. Réélue en 2007, elle s'impose comme une véritable étoile montante de la droite française en étant nommée Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Son premier fait d'armes sera la loi sur l'autonomie des universités, l'un des (rares) succès du quinquennat. Elle apporte également son soutien au projet de cluster Paris-Saclay (sans accélérer le projet de construction d'une ligne de métro, hélas). Réputée inarrétable, Valerie Pécresse connaît sa première défaite aux mains de Jean-Paul Huchon, qu'elle affronte pour la présidence de la région Île de France. Elle parvient cependant à rester Ministre de l'Enseignement Supérieur et est même nommée en 2011 Ministre du Budget où elle s'attaque aux déficits, croissants depuis 2007. Si un grand responsable politique se reconnaît à sa capacité à survivre dans les périodes difficiles, Valerie Pécresse est un géant. En effet, non seulement parvient elle à être réélue en 2012 malgré la défaite de la droite mais elle accomplit l'exploit de sortir intacte de la débâcle qui suit la guerre Copé-Fillon, malgré son soutien indéfectible à l'ex premier ministre. Elle sera même la voix qui rappelle la notion de "probité" au sein d'un parti en pleine tourmente après l'explosion de l'Affaire Bygmalion. Après cette démonstration d'habileté politique, elle ne surprend même plus en envoyant au tapis David Douillet et Henri Guaino pour l'investiture UMP en vue de l'élection du conseil régional d'Ile de France. C'est l'occasion pour Valérie Pécresse de revenir sur les terres de sa première, et seule défaite personnelle, pour prendre le conseil régional au PS, mené cette fois ci par Claude Bartolone. Pourtant, elle a probablement déjà réalisé le véritable exploit de cette élection en réunissant sur sa candidature François Fillon, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet, dans un parti ou l'unité reste un rêve nostalgique ou une perspective optimiste. Autant dire que ce gladiateur d'élite de l'arène politique française n'a pas vocation à s'arrêter à la région Île de France.