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Bourdoff 88 Quand un bourdon se Meuse Il était une fois, dans un pays lessivé jusqu’à la moelle, un petit bonhomme en costard trop serré qu’on appelait Georges-Loris Bouchez, le Prince des Écrans, le Roi du Blabla, le seul mec capable de se proclamer défenseur du peuple tout en lui marchant dessus avec des crampons. Depuis des semaines il beuglait partout qu’il était le grand gardien du budget, le chevalier blanc de l’Arizona cette réforme qui pulvérise les travailleurs comme des canettes sous un 36 tonnes. Il se frappait le torse à la télé, jouait au sauveur, au stratège, au gourou libéral du bonheur en kit. Et puis un jour, Monsieur débarque à Liège, en pleine grève nationale, pour donner… une conférence sur l’enseignement. LUI. Le même qui fout les profs dans la précarité, les écoles dans la misère, les élèves dans le décor. On aurait cru voir un pyromane venir donner un atelier prévention incendie. Alors évidemment : les antifas, les citoyennes, les citoyens en colère, les travailleurs, les jeunes, les vieux bref, le vrai peuple se sont pointés. Musique, chants, sourires ironiques, slogans assassins. Une ambiance vivante, humaine, beaucoup plus propre que les politiques qu’on dénonce. Et là, attention… UNE VITRE SE CASSE. Une. Une simple vitre. Même pas un vitrail sacré. Un bout de verre insignifiant, remplaçable pour 200 balles. Et là, la police a pété une durite. Ils ont fait un infarctus collectif. Ils ont sorti 250 policiers, 2 autopompes, des centaines de containers. Un dispositif digne d’une zone de guerre, pour protéger un conférencier en mousse et sa conférence bidon. Combien ça a coûté ce cirque ? Un bras. Deux reins. L’argent de nos impôts. Tout ça pour quoi ? Pour que GLB puisse jouer à la victime avec ses petits bras croisés. Et pendant que les flics faisaient les cow-boys pour une vitre, les vraies vies brisées, celles que les réformes Arizona massacrent ! Et ça, personne n’en parlait. Une vitre : scandale national. Une famille jetée dans la misère : file d’attente, silence et comptez pas sur nous. Mais attends, c’est pas fini. Parce que vendredi, il y avait le vote de confiance à Bart De Wever. Un moment crucial. Le genre de rendez-vous où un type qui se prétend responsable devrait être présent. Mais le prince en costard ? Devine où il sera ? Au Qatar. Avec sa compagne, à regarder la Formule 1, le bruit des moteurs couvrant celui des travailleurs en grève. Le champagne à la main pendant que le pays se débat dans la boue. La crème solaire pendant que les services publics se font amputer. Le soleil du luxe pendant que les salaires stagnent et que les familles comptent les centimes. Le mec qui provoque les mouvements sociaux, qui vient défier les enseignants en pleine lutte, qui dégaine une police en mode armée d’occupation… s’est barré en vacances. Pas là pour voter. Pas là pour assumer. Pas là pour regarder son propre chaos. Un prince, oui. Mais un prince de pacotille. Un prince de luxe low-cost. Un prince du désert… mais uniquement quand la F1 passe près de son hôtel. Dans le royaume pourri de Belgique, on déploie une armée pour une vitre, mais on ferme les yeux sur les vies qu’on fracasse. Et pendant que le peuple se bat, les princes voyagent. Toujours aux frais des mêmes : NOUS. Beli Crb